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Laurent Baccouche : un grand enjeu, la transition digitale

Le Salon des Entrepreneurs de Paris, organisé par Les Echos Solutions, a désormais trois petits frères d’âges échelonnés, dans l’ordre de naissance, Lyon, Nantes et tout récemment Marseille. Il reste cependant l’événement phare de la sphère entrepreneuriale, particulièrement sur le début de l’année, avec la présence de patrons emblématiques et de tout le gotha politique. Laurent Baccouche est son heureux commissaire général. Heureux car le salon qu’il anime marche bien. Nous l’avons interrogé sur sa perception de l’ambiance entrepreneuriale en France et, bien entendu, sur l’évolution de sa manifestation.

 

 

Conquérir : Votre salon connaît indéniablement toujours un grand succès, mais a-t-il beaucoup évolué ?

Laurent Baccouche : Nous cherchons évidemment à coller à la demande des visiteurs et si possible à l’anticiper. Au début des années 2000, la question était de remettre sur les rails la volonté entrepreneuriale dans notre pays. Aujourd’hui, nous avons passé ce cap, même si les problématiques de financement restent présentes. L'irruption du crowdfunding peut faciliter les choses à cet égard.

Dès lors, la question du développement futur et des outils pour ce faire est devenue majeure.

Un des enjeux importants réside donc dans l’accompagnement des visiteurs vers la transition digitale. Ils retrouveront sur la manifestation des acteurs majeurs de ce monde, comme Facebook ou Salesforce. En effet, 70% des entreprises seraient actuellement absentes des réseaux sociaux et 50% ne disposeraient pas d’un site Internet, du moins pas en adéquation avec les nécessités du temps présent.

Le développement peut passer aussi par la création d’un réseau de franchisés. Des ateliers seront consacrés à ce thème sur le salon. Des experts seront mobilisés et des consultations auront lieu sur ce sujet.

Conquérir : Le virtuel ne tue-t-il pas le réel ?

Laurent Baccouche : Je ne le crois pas. Certes, le visiteur doit trouver son compte en venant sur nos manifestations. C’est pourquoi nous lui proposons l’offre la plus exhaustive possible. Mais surtout, plus il y a de numérique, plus les gens ont besoin de se rencontrer physiquement. Cela prolonge et complète leur expérience. Faire du business nécessite, en tout cas pour le B2B, un échange direct.

 

Nous favoriserons encore en 2016 le réseautage à travers un espace dédié. L’an dernier plusieurs milliers de visiteurs s’y étaient retrouvés afin d’échanger et de partager un moment sur leurs projets. Des visiteurs qui sont de plus en plus souvent d’ailleurs des fondateurs de start-ups (20% selon notre enquête déclarative), dont les besoins, par exemple en matière de financement, sont spécifiques, on le sait.