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La LLD à la fête, effritement des options

 

 

 
 
Les immatriculations de véhicules en LLD ont de nouveau progressé en 2015.
Le parc en LLD a atteint logiquement un nouveau sommet l’an dernier, dans un marché entreprises tonique il est vrai.
Si l’image et l’utilisation de la location longue durée s’améliorent encore, l’évolution des pratiques n’est pas forcément entièrement favorable aux loueurs. Nous allons le voir dans le détail en analysant les résultats de notre enquête annuelle auprès de notre « panel » de dirigeants consultés à ce sujet.


Commençons par les éléments favorables à la LLD. Son image positive auprès de nos répondants continue de progresser. 70% (+1) en ont une opinion favorable, 11% (-1) une défavorable, tandis que 19% ne se prononcent pas. Un score historique. De l’idée à la mise en pratique, il n’y a qu’un pas, que beaucoup franchissent. 54% (+2) des dirigeants interviewés l’ont adoptée, au détriment de l’utilisation des indemnités kilométriques (10%, -2), tandis que le crédit-bail recule un peu à 29% (-1), au profit d’autres dispositifs, comme le crédit courant (3%, +1). Les achats sur fonds propres sont stables à 3%.
Au-delà des modalités de mise en place (LLD, crédit-bail…), les dirigeants de PME-PMI contactés sont de plus en plus attachés à l’intérêt de bien cerner au préalable les frais occasionnés par leur flotte. Du reste, 78% (+2) indiquent désormais connaître précisément le prix de revient kilométrique, à tout le moins leurs débours annuels en la matière. Seuls 17% (-2) ne le savent pas. 15% ne se prononcent pas sur cette question.
S’ils ont une notion plus précise de leurs coûts, c’est que 62% (+1) ont souscrit un contrat d’entretien attaché à leur accord de financement et 25% (-1) dans le cadre d’un package signé à part. 1% disposent de leurs propres ateliers et 11% (-1) confient leur entretien ponctuellement auprès de garages.
La LLD semble donc avoir le vent en poupe. Néanmoins, elle est concurrencée dans ce que l’on est convenu d’appeler les options, par des prestataires, à la fois partenaires et concurrents des loueurs. Cela se traduit par un effritement des positions des loueurs sur certains thèmes : pneumatiques (-3), assurance (-2), carte carburant (-1). Seul le véhicule de remplacement (+2) progresse.
La latitude plus grande laissée au conducteur dans certains choix, la digitalisation, mais aussi l’équipement en solutions de gestion internes capables de centraliser les informations disparates peuvent expliquer ce phénomène.
La rationalisation passe pour 26% (+1) des dirigeants interviewés par une gestion – ou un projet de gestion – au plan européen, voire mondial. En revanche, 54% (-1) n’en éprouvent pas l’intérêt et 20% n’ont pas d’idée précise sur la question.
Notons également que la part des véhicules de marques étrangères chez les membres de notre « panel » recule de nouveau à 35% (-1), et que la volonté de doter leurs collaborateurs de véhicules « propres » au moment de l’échange bondit à 39% (+3). 25% (-5) ne le feront pas et 36% (+1) avouent ne pas pouvoir répondre à notre question. Ce qui est compréhensible, puisque la notion de véhicule propre est assez subjective.
Enfin, l’indice de notoriété spontanée des loueurs longue durée place toujours en tête le même trio : dans l’ordre ALD Automotive, Arval et Lease Plan.