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Automobile : un marché entreprises toujours tonique

Le marché des entreprises représente désormais près de la moitié des ventes totales de véhicules en France, si l’on intègre la LCD (location courte durée) et les immatriculations constructeurs. Sa part montante dans un volume global, qui tend à s’étioler cers dernières années, attire évidemment l’attention des constructeurs qui orientent davantage de moyens, marketing en particulier, vers les professionnels et les entreprises.
Dans ce contexte, le parc en LLD reprend sa progression, alimenté par une hausse sensible des mises à la route l’an dernier, après des années moins favorables, suite à la crise de 2008-2009. Nous avons interrogé plusieurs des principaux acteurs du secteur de l’automobile, pour notre synthèse annuelle.

Jean-François Chanal : la LLD continue à prendre sa place


Jean-François Chanal est le président du Syndicat national des loueurs longue durée de véhicules. Nous avons fait le point avec lui sur l’état du marché de la LLD et ses perspectives.


Conquérir : Comment se porte la LLD aujourd’hui ?


Jean-François Chanal : La LLD continue à prendre sa place et progresse avec un parc total de plus de 1,5 million de véhicules, en hausse de 3% l’an dernier, dont plus de 300 000 en fleet management. Les mises à la route ont augmenté de plus de 10% en 2014 pour différentes raisons…

Conquérir : … lesquelles ?

Jean-François Chanal : Tout d’abord, les contrats avaient été rallongés les années précédentes, à la suite des difficultés économiques. Moins d’activité, c’est moins de personnel, moins de kilomètres parcourus. Les loueurs s’étaient aussi souvent montrés prudents, face à un marché du VO en baisse parfois sensible. Ce marché du VO s’est notablement redressé l’an dernier. L’économie se porte également un peu mieux, d’où le besoin de véhicules pour aller voir les clients, faire de la maintenance, du SAV, du transport de pièces… Et les contrats se stabilisent à nouveau à une durée de 44 mois – 105 000 -110 000 km.

Conquérir : Ce changement de conjoncture  justifie-t-il à lui seul cette amélioration ?

Jean-François Chanal : Certes non. D’autres moteurs entraînent cette spirale positive. Tout simplement d’abord l’offre des constructeurs , souvent très innovante, en particulier en termes de CO2. Il peut donc être tentant de remplacer des véhicules gourmands en carburant et en charges fiscales, pour les remplacer par d’autres. Je pense aux hybrides ou aux électriques dont les loueurs figurent parmi les principaux promoteurs.
Des modèles attrayants, sur le plan du plaisir de conduite, du confort, ou du design apparaissent, avec les phénomènes de mode qui en découlent. Je pense aux SUV par exemple, qui rentrent dans les flottes, y compris de grands comptes, alors que leurs aînés, les 4 x 4, n’y parvenaient pas.

Conquérir : Comment évolue la demande des entreprises sur le plan du service ?

Jean-François Chanal : Elles demandent des outils de gestion de plus en plus sophistiqués, jusqu’au niveau du conducteur, dont elles veulent qu’il soit le plus « assisté » possible afin de lui simplifier la tâche, et qu’il puisse se concentrer sur ses missions ou être davantage productif. J’ajouterai que dans les grandes entreprises, ou les grosses PME, la nécessité d’une gestion transnationale se fait de plus en plus sentir. Elles recherchent des partenaires susceptibles de les accompagner dans un maximum de pays.

Pétroliers : des cartes pour fidéliser les clients


Comme dans tous les métiers, la fidélisation des clients devient – ou redevient – un principe essentiel. Pour les fidéliser, il faut leur assurer le meilleur service au prix le plus intéressant, bien entendu. Mais un outil tel qu’une carte de paiement ou de crédit spécifique  à un établissement ou à un réseau, est un atout, peut-être un outil fondamental dans cette panoplie. C’est ainsi que les fournisseurs de carburant, pétroliers classiques puis certaines grandes surfaces, ont émis des cartes, auxquelles elles ont associé des services, souvent à étages, de plus en plus sophistiqués.
Les pétroliers classiques concurrents du n°1 du marché se sont organisés pour lutter. Les réseaux de chacun étant plus réduits, ils ont conçu des cartes acceptées par plusieurs marques. Euroshell est particulièrement bien placée comme challenger de Total. Actuellement utilisable chez Shell, Esso Express et Avia, son réseau d’acceptation va faire un bond en avant, à 1 700 stations, grâce à un partenariat avec BP. (Ndlr : BP particulièrement présent en Ile de France, Rhône-Alpes, Sud-Est et Corse). « C’est un des projets structurants que nous allons mener à bien cette année », prévient Sébastien Duez, directeur des ventes d’Euroshell. « D’ici à la fin de 2015, l’offre Euroshell ne sera plus du tout la même », affirme-t-il. Un autre émetteur fait valoir un réseau de plus de 1 000 stations.