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Éditorial

Monde troublé : choisissons la bonne orientation !

Beaucoup d'entre nous préparent déjà activement leurs budgets pour 2022. Même si notre Observatoire des dirigeants d'entreprises semble traduire un meilleur horizon de vision à court et moyen terme en tout cas, force est de constater que l'environnement demeure incertain : rebond de l’épidémie de Covid-19 dans certains pays, problématiques de transport, hausse des coûts des matières premières, des composants, tension - certes encore modérée, sur les taux d’intérêt… Sans compter pour la France l'élection présidentielle, même si elle n'a plus, nous semble-t-il, le même impact qu'avant, intégration dans l’UE « aidant ».

Les crises ou les difficultés n'entraînent pas forcément de catastrophe pour toutes les entreprises ni toutes les activités. Certaines peuvent même en tirer profit. Cela a été le cas pendant le gros de la crise du Covid des sociétés de services proposant des solutions de digitalisation et de contact à distance. De même, si la hausse des taux d’intérêt n’est a priori pas bénéfique, on peut là encore en tirer profit, à condition de bien y réfléchir avec ses experts. En tout cas, si la crise du Covid-19 a remis à l’honneur à ses débuts l’idée d’une relocalisation profitable – déjà en matière environnementale, de certaines activités industrielles sur notre sol, les difficultés actuelles d’approvisionnement à bon compte, le renchérissement des coûts de transport, ou de production en Chine, par exemple, devraient nous inciter à revoir notre copie en la matière.

De la réflexion à l'action il n'y a qu'un pas qui nous semble pour le moment loin d'être franchi. Mais, là encore, les donneurs d'ordre, et leurs sous-traitants surtout, qui n'ont pas la main en la matière, doivent s’y préparer, en tout cas prendre une relocalisation possible en compte dans leurs plans stratégiques. Ne pas faire le mauvais choix et dégager la bonne option pour le futur, c'est fondamental.

Energie : une part doit demeurer pour le nucléaire

C'est évidemment le cas en matière d'énergie. On aimerait tous disposer d'une énergie propre à 100 %. Cela ne peut être le cas, malheureusement. Le développement de l'utilisation de l’électricité, dans l’automobile en particulier, va provoquer une hausse de sa consommation. Comment la produire ? Il semble qu’un mix de sources soit indispensable.

Si l’on arrête d’un coup d’un seul tout ce qui est centrales thermiques, on aboutira au black-out à certains moments. Le président de la République penche finalement pour le maintien d’une part significative de nucléaire à moyen terme. Je pense qu’il a raison. Le nucléaire – civil –nous permet de disposer de tarifs de production intéressants. Il est peu ou pas polluant à court terme. Certes, on ne sait pas actuellement traiter les déchets et on les enfouit. Je demeure persuadé qu’un jour peut-être, dans pas si longtemps, nos successeurs sauront le faire. L’éolien – qui comporte aussi de sérieux inconvénients écologiques, et ne produit pas tout le temps, l’hydraulique, ou bien les panneaux photovoltaïques, devront prendre une part plus importante dans la production, mais en complément. Et puis, même si on parle d’urgence climatique, il faut laisser du temps au temps.

Madame Merkel avait rallumé des centrales à charbon pour arrêter le nucléaire. On dit que la Chine serait sur le point de faire de même prochainement. Que cherche-t-on aujourd’hui ? Diminuer le CO2 en ne bridant pas notre économie.

Soyons donc raisonnables !

Alain Gazo

Directeur de la rédaction