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Éditorial

Ne ratez pas le coche de la reprise en 2021 !

Il est de coutume de se souhaiter une bonne année après la Saint-Sylvestre ou juste avant. Je ne dérogerai pas à la coutume. Je sais, les souhaits émis ne sont pas toujours exaucés, mais c'est une manière de se donner une voie pour soi-même et d'espérer le meilleur pour les autres, en premier lieu nos amis.

Nous serions tentés d’affirmer qu’il ne sera pas difficile de faire mieux en 2021 qu’en 2020, compte tenu de la crise sanitaire inédite qui nous a frappés, après une grève de la SNCF et de la RATP, déjà très pénalisante.

Faire mieux sur le plan économique qu’en 2021, il n’est pourtant pas sûr que tous y parviennent. Car, un certain nombre de secteurs ou d’entreprises spécifiques – c’est ainsi dans toutes les crises – ont bénéficié du contexte : santé, commerce alimentaire, solutions de gestion ou encore sociétés de renseignement commercial et financier. Dans une certaine mesure, ceux qui n'en ont pas bénéficié à proprement parler ont en tout cas moins pâti du contexte.

Mais il est vrai que la très grande majorité de nos entreprises ont été durement affectées – restaurants, cafés, cinéma, théâtres, organisateurs d’événementiel, de salons, transporteurs aériens, hôteliers…

Au moment où j’écris ces lignes, on évoque une embellie en fin de printemps, voire à l’automne. Le premier trimestre sera sans doute encore globalement assez morose. Mais il nous faut préparer nos plans pour une reprise progressive. Ceux qui seront trop attentistes risquent de laisser passer les opportunités, même s'il faut nous garder d'être imprudents bien sûr.

Un rebond sensible à anticiper fin 2021

On peut espérer également que l’épisode du Brexit se sera passé dans des conditions correctes et que, après les réglages nécessaires du début, le commerce entre l’UE et le Royaume-Uni ne sera pas trop perturbé, tant l’excédent commercial que nous avons vis-à-vis de nos voisins d’outre-Manche est important. Au demeurant, ainsi que le rapporte le président de la Chambre de commerce franco-britannique dans ce numéro, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne offrira des opportunités à certains.

Cette crise, nous l’avons supportée sans trop de mal finalement sur le plan social et économique, grâce à un soutien massif de l’Etat, un soutien qui s’est appuyé sur une explosion de l’endettement. Le déficit public sera ainsi passé en un an de 100 à 120 % du PIB. C’est astronomique. Alors, que faire de cette dette ? Effaçons-en une partie, estiment certains dont Hubert Rodarie, président de l’AFII. Au contraire, François Asselin, président de la CPME, dont nous publions l’interview ci-après, pense qu’il faut honorer ses dettes et qu’on pourra le faire en dopant notre croissance grâce, en particulier, à des réformes structurelles.

En tout état de cause, notre croissance devrait être très sensible en 2021, surtout au dernier quadrimestre. Alors, ne ratez pas le coche.

Bonne année 2021 !

Alain Gazo