All for Joomla All for Webmasters

Éditorial

Ne nous laissons pas abattre !

A chaque rentrée ses inquiétudes. Après la crise sanitaire, celle de l’énergie, couplée à un réchauffement climatique qui semble s’accentuer.

Nous sommes coincés entre des impératifs contradictoires : réduire nos rejets de CO2 d’une manière a priori urgente, tout en maintenant un rythme de croissance honorable, miser sur le tout électrique après avoir réduit les investissements dans le nucléaire, pourtant seule solution réellement disponible à l’instant T. En Allemagne, ils ont fait pire, en termes de prospective, ce qui va nous amener à leur livrer un gaz qu’on ne produit pas, en même temps que devoir importer de l’électricité. On marche sur la tête !

Alors le gouvernement nous incite à réduire notre consommation électrique – au moment où l’on mise sur cette énergie, ou encore à télétravailler davantage. Or, les entreprises veulent plutôt supprimer le télétravail, tout au moins le réduire là bien sûr où l’on peut exercer sa profession à distance.

Des circonstances, certes pour une bonne part imprévisibles, à l’instar de la crise du covid et de la guerre en Ukraine semblent nous mettre dans de grandes difficultés. Tout n’était pas inimaginable cependant. Je pense à la bulle financière, alimentée par les méthodes hétérodoxes des banques centrales. Une conjonction de facteurs aboutit donc à une hausse des prix significative et probablement assez durable.

En conséquence de quoi les taux d’intérêt montent logiquement dans cet environnement d’inflation soutenue, cependant atténuée par un nouveau « quoi qu’il en coûte », en France comme ailleurs. La dette des Etats et surtout peut-être sa charge, vont atteindre des niveaux encore plus inquiétants. Cette hausse des taux freinera-t-elle les investissements ? C’est ce que l’on dit, mais tout dépend des situations des entreprises. Lorsqu’elles peuvent répercuter la hausse de leurs coûts sur leurs clients, les intérêts seront remboursés en monnaie de singe.

Rechercher la croissance

Les circonstances remettent sur le devant de la scène les chantres de la décroissance. Mais, évidemment au niveau micro-économique, chaque entreprise cherche à croître, tout en ayant bien sûr l’œil sur son compte de résultats.

Le secteur du digital est particulièrement en verve, je dirais naturellement, souvent en raison des obligations qui nous sont imposées par l’Etat, nos fournisseurs – les transporteurs par exemple, le e-commerce…

Pour le reste, les situations sont plus contrastées. Et l’international dans tout cela ? Il ne concerne encore qu’une minorité d’entreprises – un peu plus de 130 000 aujourd’hui, un nombre en hausse modérée.

Le commerce international a nettement repris des couleurs en 2021 et nos exportations également. La plupart des PME se tournent généralement, lorsqu’elles travaillent à l’étranger, vers des marchés proches, voire frontaliers. Bien entendu, le grand international, c’est beaucoup plus compliqué et cela demande plus d’investissements. En Afrique du Sud par exemple, qui demeure une grande puissance du continent africain. Nous lui consacrons un dossier dans le présent numéro.

Nous entrepreneurs croyons en l’avenir, en notre volonté, en notre capacité. Nous ne nous laisserons pas abattre.

Alain Gazo

Directeur de la rédaction