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Franchise : un mode d'organisation toujours porteur

La franchise est toujours un mode d’organisation porteur. La France a été à l’avant-garde dans ce domaine depuis les années 70 et surtout 80. Le salon qui lui est associé, Franchise Expo Paris, patronné par la FFF (Fédération française de la franchise), organisation professionnelle du secteur, connaît toujours un grand succès d’affluence. Ce fut de nouveau le cas cette année, du 17 au 20 mars dernier, à la Porte de Versailles.

En amont de cette manifestation, la FFF avait publié en février les résultats de son enquête annuelle sur l’évolution du secteur.Globalement, le nombre de franchiseurs – 2004, et de franchisés – 75 193, continue de gagner du terrain, même si la progression, en valeur relative, mais également en valeur absolue, faiblit.Le CA généré par l’ensemble des franchises a ainsi monté légèrement d’environ 1,5 % de 2017 à 2018, au lieu, par exemple, de quelque 4 % de 2016 à 2017. Ces chiffres globaux cachent des évolutions contrastées selon les types d'activité.
« La restauration rapide et à thème, les services aux entreprises, ainsi que l'automobile, figurent parmi les secteurs les plus dynamiques en termes de croissance en 2018. Le commerce de proximité confirme son attractivité, l'alimentaire et l’équipement de la personne sont toujours les plus importants en nombre de points de vente franchisés », précise Chantal Zimmer, déléguée générale de la Fédération française de la franchise.
Parmi les services aux entreprises, figure celui du recrutement de collaborateurs. A cet égard, les ETT (entreprises de travail temporaire) sont devenues, prises toutes ensemble, le premier opérateur privé de placement. Un réseau de franchise Temporis, créé en 2000 par Laurence Pottier-Gautron, toujours à sa tête aujourd’hui, poursuit sa progression, à raison « de 13 à 18 ouvertures d'agences par an ». Laurence Pottier-Gautron évoque un état d’esprit coopératif entre ses franchisés, pourtant patrons indépendants, ainsi qu’un traitement équitable entre intérimaires et entreprises, « qui sont nos deux clients », souligne-t-elle. Une façon de souligner le côté humain de son organisation et de ses pratiques, dans un monde qui tend parfois à se rationaliser excessivement.

Dynamisme de l’équipement de la personne

A titre d'exemple, le nombre de points de vente dédiés à l'équipement de la personne a monté de 29,4 % en 2018 et celui de la restauration rapide de 6,3 %.En revanche, la coiffure et l’esthétique ont perdu 11,1 % de leurs salons, tandis que les commerces de l’univers diffus (-7,1 %), voire l’alimentaire (-2,8 %), dans une moindre mesure, ont également un peu souffert, toujours en nombre de points de vente. Lorsqu’on regarde maintenant le CA engendré par les différents secteurs, l’alimentaire avec, il est vrai près de 15 000 points de vente, arrive largement en tête avec 21,9 milliards d’euros devant l’équipement de la maison (6,9 milliards d’euros, mais en baisse sensible de 8,2 %), et en troisième lieu les commerces divers (6,2 milliards d’euros, en hausse de 2,8 % en dépit de la baisse du nombre de points de vente). On voit que, malgré l’essor du digital, la franchise conserve son attrait, quoique faisant preuve d’une progression désormais ralentie.Dans un contexte qui a radicalement changé depuis l’irruption d’Internet, la franchise, malgré les coûts élevés qu’elle engendre souvent pour les franchisés, est rassurante. C’était déjà le cas auparavant. Cela est sans doute encore plus vrai aujourd’hui.
L’enquête, menée chaque année par François Saint-Cast (Diagnostics et Systems), fait valoir également l’importance de l’emploi salarié dans l’écosystème de la franchise, avec plus de 1,5 million de personnes employées, dont 700 000 dans les points de vente franchisés et 800 000 dans les succursales.