L’activité ferroviaire se porte bien, pendant les mois d’été mais pas seulement. Nous parlons d’activité ferroviaire car la concurrence à la SNCF se développe, dans les TER, mais aussi progressivement dans les lignes à grande vitesse. De ce point de vue, Trenitalia est un précurseur et la compagnie italienne a nettement augmenté son offre en 2025 sur l’axe rhôdanien. Ses ambitions ne s’arrêtent pas là. Nous avons rencontré son directeur général France, Marco Caposciutti, pour en parler.
Marco Caposciutti se réjouit d’avoir transporté en 2025 1,8 million de passagers en France. La progression de sa compagnie l’an dernier a représenté, nous dit-il, 30% de la croissance totale du marché français, ce qui est important puisque Trenitalia ne couvre évidemment pas toutes les lignes à grande vitesse. Le directeur général est satisfait puisque l’objectif de Trenitalia est avant tout de faire gagner des parts de marché au train, ce qui lui profite aussi bien entendu. A côté de sa ligne historique Paris-Milan, (deux allers-retours quotidiens), Trenitalia s’est installée sur Paris–Lyon il y a trois ans et a augmenté son offre progressivement pour la passer à quatorze services aller-retour, certains des trains allant plus loin que Lyon, en particulier à Marseille, reliée depuis juin dernier par quatre allers et retours quotidiens.
Les ambitions de Trenitalia ne s’arrêtent pas là. Après une consolidation jusqu’en 2029, viendra ensuite l’ouverture d’une liaison Paris-Londres. Dix rames supplémentaires s’ajouteront alors aux neuf assurant les liaisons actuelles. Cela nécessite des investissements considérables : selon la compagnie 80 millions d’euros pour la construction d’un centre de maintenance en France , sans compter les sommes correspondant à l’achat des nouvelles rames.
Trenitalia France s’est allié au fonds d’investissement Certares pour favoriser son expansion. Certares est spécialisé dans le monde du transport et du voyage. De quoi favoriser aussi une distribution plus large de son offre.


