Alors que le contexte géopolitique est encore mouvementé en cette rentrée, le monde du voyage a connu du 15 au 17 septembre à Paris, Porte de Versailles, son grand événement annuel dans le la capitale, l’IFTM.

Rationalisation et nécessité de voyager
Le développement commercial, en France comme à l’étranger, nécessite des déplacements pour conquérir de nouveaux clients ou les fidéliser. En dépit de la rationalisation imposée par les entreprises, particulièrement les plus grandes, afin d’éviter en particulier les déplacements intra-groupe, la tonalité de 2026 demeure positive, même si certaines régions du monde sont impactées, avec des annulations ou des reports vers d’autres destinations.
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L’Association Française du Travel Management, qui vient de renouveler ses instances en juin dernier, afin de disposer d’une organisation à même de faire face aux défis de ces prochaines années, selon son président Michel Dieleman. « Nous rassemblons une communauté de professionnels engagés dans l’évolution du voyage d’affaires », synthétise-t-il. L’ AFTM, compte selon ses dirigeants, 400 adhérents (travel managers, acheteurs travel, RH, SI, communication…). Lesquels représenteraient plus de 300 entreprises, de secteurs économiques variés. L’association organise 25 événements chaque année, cela sous des formats variés (conventions, webinaires, ateliers, rencontres professionnelles). |
Quant aux tendances de fond, Michel Dieleman, président de l’AFTM, en pointe dix :
- L’IA entre dans une phase d’industrialisation et 45,6 % des entreprises considèrent l’automatisation et l’IA comme la priorité technologique des prochaines années (étude Cegid, AFTM 2026).
- La maîtrise des coûts demeure une priorité permanente.
- Le paiement et ses instruments très évolutifs sont un vrai sujet.
- La facture électronique transforme les pratiques et n’est pas qu’un projet comptable.
- La donnée demeure plus que jamais au centre du pilotage.
- L’expérience du voyageur devient un véritable enjeu majeur de performance alors que par exemple 54,4 % des entreprises constatent que la première attente des voyageurs est la flexibilité.
Aérien et ferré, les cartes rebattues

Le transport aérien ne se porte pas si mal. Surtout, certains acteurs profitent de la situation géopolitique, et d’autres en pâtissent. Les puissantes compagnies du Golfe ont évidemment du mal à revenir à leur seuil antérieur car leurs hubs sont sous la menace constante de la reprise des hostilités, tandis que Singapore Airlines, ou encore Korean Air, voient les leurs bien remplis ainsi que leurs avions. Le trafic Europe-Asie via les pays du Golfe a été dévié et peutêtre pour un long moment.
En Europe, le train continue de gagner du terrain, à la faveur de l’effet et de la pression écologiste, et aussi de l’ouverture à la concurrence.
Si, par exemple, cette ouverture sur la grande vitesse est déjà très ample en Espagne, avec les offres de SNCF Voyageurs, au travers de Ouigo, ou encore de Trenitalia, c’est moins le cas dans notre pays. Précisément, l’opérateur italien a donné le « La » en France sur les lignes à grande vitesse, il y a un peu plus de trois ans, en arrivant sur Paris-Lyon, une ligne stratégique, en particulier en matière de voyages business.
Cela a eu un effet doublement bénéfique constate Marco Caposciutti, directeur général France, puisque l’offre globale s’est élargie et que les prix moyens ont baissé d’environ 10 % sous l’effet de la concurrence. Via Lyon, Trenitalia dessert Marseille (avec des arrêts à Avignon et à Aix-en-Provence) depuis mi-2025, avec 4 allers-retours quotidiens. La saisonnalité des voyages est cependant plus marquée sur Paris-Marseille, remarque le directeur général.


