On ne relève pas d’évolution notable du moral des dirigeants de PME-PMI de notre « panel » habituel. Le moral n’est certes pas au beau fixe, mais il se maintient, à un seuil certes assez bas. On remarquera du reste que les indicateurs boursiers mondiaux restent élevés, en particulier aux Etats-Unis, tirés qu’ils sont par l’IA et aussi par la crise pétrolière qui favorise leurs ventes d’hydrocarbures.Quoi qu’il en soit, les perspectives à court terme de nos PME restent peu réjouissantes en moyenne.
Ce que confirment les résultats de notre enquête de mai. 37% (=) voient leurs affaires prendre des couleurs les mois qui viennent, tandis que 17% (+1) pensent qu’elles vont au contraire régresser. A vrai dire, une grande partie des dirigeants interrogés envisagent surtout leur stagnation (46%, -1), à l’image de la croissance de notre PIB au premier trimestre. Qu’en est-il de notre second indicateur, celui relatif aux intentions d’évolution des budgets de communication et promotionnel ? Là encore, rien de catastrophique, même si on a connu mieux. 40% (=) ont encore de l’appétence à augmenter la pression en ce domaine, un signe d’optimisme.
En revanche, 18% (+1) vont la diminuer et 42% (-1) maintenir leur effort étale.Si notre deuxième indicateur est au vert pâle, le troisième demeure clairement dans le rouge. Il s’agit des perspectives de modification de l’effectif commercial- hors turn over habituel. 12% (-1) seulement des dirigeants consultés prévoient de l’augmenter à court terme et 86% (+1) ne feront pas bouger le curseur. Heureusement, ceux qui vont l’abaisser ne sont que 2% (=), mais quand même. Observons enfin un léger recul des sans opinion à nos trois questions, soit respectivement 17%, 17% à 16%. Signe qu’une fois qu’on est dans le brouillard, le ciel ne s’obscurcit plus.


