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Québec : en recherche d’impatriés et de repreneurs dans le tourisme

Les frontières internationales s’ouvrent, et avec ce phénomène l’appétence des voyages. Des voyages de loisirs, d’affaires mais aussi pour de longues périodes, voire une expatriation. Le Québec renoue ainsi avec sa politique d’immigration choisie et qualifiée, forcément ralentie au cœur de la crise sanitaire.

Cette immigration est sélective. Deux critères apparaissent toujours fondamentaux : tout d’abord la qualification des demandeurs, en fonction des besoins ressentis par la Belle Province, ensuite leur francophonie. Priorité sera donc donnée aux locuteurs de notre langue, en particulier les Français, mais pas seulement.

Quand on parle de qualification, il ne s’agit pas principalement de spécialistes en nouvelles technologies, mais de personnes maîtrisant un métier, comme les boulangers, les cuisiniers… Là où une rareté de main-d’œuvre existe au Québec.

Une politique très pragmatique

Ces expatriés vont trouver à s’employer sur place, sous réserve de leur agrément par les autorités. Ils peuvent aussi trouver au Québec des opportunité d’entrepreneuriat. Là encore, il faudra faire valider son visa – donc son projet. Dans ce contexte, l’agglomération de la ville de Québec, capitale éponyme de la Province, propose, au travers de sa structure Québec International, de mettre en relation des cédants et des personnes intéressées pour reprendre leur entreprise. L’accent est particulièrement mis sur le domaine du tourisme. Quand on parle de l’industrie touristique, Carol Gilbert, directeur intérimaire start-ups et entrepreneurs de Québec International, précise d’emblée que l’acception de ce domaine au Québec est large : hébergement et restauration, mais aussi boulangeries et chocolateries, entreprises de divertissement ou d’excursions…

En somme, tout ce qui permet aux visiteurs de profiter du cadre et de vivre cette expérience dans les meilleures conditions. Le tourisme, évidemment mis en sommeil pendant deux ans sur le plan des voyages internationaux, devrait repartir fortement dans les prochains mois ou les prochaines années. Les Canadiens en premier lieu, les citoyens des USA, les Français bien entendu qui séjournent plus longuement, en moyenne quinze jours, mais aussi d’autres Européens, à commencer par les Britanniques, ou encore les Chinois et les Japonais, constituent une clientèle notable une chalandise attractive pour entrepreneurs et donc repreneurs dans cette industrie.

Carol Gilbert souligne que le tourisme national au Québec a fortement crû ces deux dernières années. Le secteur touristique compte 32 000 entreprises au Québec, dont 82 % ont moins de 20 employés, et que 68 % – c’est à noter – se situent à l’extérieur de Montréal et de l’agglomération de Québec. 35 millions de touristes sont accueillis en moyenne chaque année, dont 9 millions hors Québec. Ils procuraient 10,4 milliards de dollars canadiens en 2018, essentiellement pendant la haute saison, de juin à septembre.

Se faire accompagner dans la reprise

Carol Gilbert souligne que les repreneurs sont coachés et accompagnés dans la mise en place et le développement de leur projet par la structure Québec International, comme par les autres agences de développement régional de la Province, cela en collaboration étroite avec le CTEQ.

Le CTEQ (Centre de Transfert d’Entreprises au Québec) est un organisme à but non lucratif qui a pour vocation « d’assurer la pérennité des entreprises québécoises, particulièrement celles du secteur touristique. Elle assiste aussi bien les cédants que les repreneurs potentiels ».

L’enjeu en matière touristique est crucial, puisque, rapporte Carol Gilbert, 15 000 entreprises devront trouver un repreneur dans les cinq à dix ans, faute de successeurs. Et les entrepreneurs locaux n’y suffiront pas. D’où la volonté du Québec de chercher ou d’encourager les profils à l’étranger, bien sûr en premier lieu en France, compte-tenu de nos liens culturels.

Entreprendre au Québec nécessite, comme dans d’autres pays, une préparation adéquate. Vous pouvez, pour découvrir les opportunités, visiter des sites tels que placedescommerces.com/ca ou fusacq.com mais Carol Gilbert conseille aux personnes intéressées de se rapprocher très en amont du projet de structures telles que Québec International, ou d’autres agences régionales, en coordination avec le CTEQ, qui seront à même de les accompagner, au besoin jusqu’à la signature de l’acte de cession.

Sur le plan social et fiscal, l’environnement est plutôt plus favorable qu’en France. Carol Gilbert fait valoir un coût du personnel globalement moins élevé que chez nous. Selon lui, la durée moyenne de finalisation d’un projet de reprise est de douze mois. Des spécificités juridiques peuvent, quoi qu’il en soit, exister, et il est conseillé de se faire aider par des spécialistes dans ce domaine.