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Turquie : des secteurs prometteurs pour les investisseurs

İstanbul Hagia, mosquée de Sophia - © TGA - Türkiye Tourism Promotion and Development Agency

Frontalière avec l’UE, la Turquie a des accords commerciaux spécifiques avec elle - exemption des droits de douane pour les importations turques dans les secteurs industriels. Elle est une puissance régionale notable, à la lisière de l’UE d’une part, et d’un Moyen-Orient dont l’expansion économique se poursuit. Nous pensons aux pays du Golfe, en particulier. L’analyse de son économie fait rejaillir des points forts et des points faibles, ainsi que des pistes d’investissement intéressantes. Le pays du Bosphore mise aussi sur le développement du tourisme et pas seulement balnéaire. Notre directeur de la rédaction, Alain Gazo, s’est rendu en octobre dans l’extrême est de la Turquie avec une délégation franco-turque, afin de prendre connaissance des projets en oeuvre dans ce domaine.

Mais, avant tout, il convient de refaire un tour d’horizon de la situation économique du pays. Quelques chiffres tout d’abord : 85 millions d’habitants, un revenu net de 12.235 euros par habitant. La politique expansionniste menée par les autorités il y a quelques années avait eu des effets positifs sur la croissance, mais négatifs sur l’inflation et le cours de la monnaie, la livre turque. Depuis, la gestion des finances est devenue plus orthodoxe. Ce facteur, ajouté à d’autres, a contribué à faire baisser l’inflation, même si avec 35% en 2024 et 29% prévus en 2025, cela fait encore beaucoup. En revanche, d’autres indicateurs sont plus favorables : croissance du PIB à 3% en 2024 et 3,5% cette année. Le solde budgétaire s’avère raisonnable : -3% l’an passé, -2,8% en 2025. Rappelez-vous le nôtre ! Et la dette publique continue son recul à 25,1% cette année en prévisionnel. Incroyable ! Et encore les budgets de ces dernières années ont été impactés par les dépenses liées au tremblement de terre de 2023. Tout n’est pas rose cependant ! La position géographique de la Turquie présente des avantages et des inconvénients.

 

Le tourisme en force

Dans la lignée de la reprise sensible des voyages, le tourisme se porte bien en Turquie. Selon les données du département concerné d’Istanbul, le pays a accueilli 62,3 millions de visiteurs en 2024, en faisant une des principales destinations mondiales. En 2025, une nouvelle légère hausse est constatée, s’accompagnant d’une dépense par personne et par jour en augmentation de 8 % par rapport à 2024. Les principaux visiteurs proviennent des pays européens, mais aussi de Russie et des pays du Golfe. Mais, nous avons pu le constater lors de notre reportage, les touristes sud-américains ou asiatiques de l’Est sont aussi de plus en plus nombreux. La France est un des marchés les plus importants en Europe dans ce domaine, avec près de 1,1 million de visiteurs en 2024, qui viennent chercher qui le soleil et le sable, ou la mer, qui la richesse du patrimoine culturel. Les principaux spots sont bien sûr Istanbul, Bodrum, Antalya ou la Cappadoce, mais des efforts financiers prodigués dans la mise en valeur des activités archéologiques et culturelles en général, élargissent le spectre. Le projet « Age d’or de l’archéologie » a fait passer le nombre de travaux dans ce domaine à 765 en 2025, et bientôt 800.Le service de promotion insiste également sur la gastronomie, avec une augmentation sensible du nombre de restaurants étoilés Michelin. Quant à l’incentive, il y en a pour tous les goûts, avec Istanbul pour les réunions de type corporate, Bodrum pour ses clubs de plage ou encore Antalya. Pour le reste, les autorités turques ont de grands espoirs de développement tout en veillant à promouvoir un tourisme durable. A cet égard la Turquie a signé un accord avec le « Global Sustainable Tourism Council » devenant ainsi « le premier pays à développer un programme national dans ce cadre ». Des certifications (de conformité) d’hébergement sont en train d’en découler, avant d’aborder les fournisseurs de boissons et de nourriture.