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Go Entrepreneurs Auvergne-Rhône-Alpes : le réceptacle de la volonté de création d’entreprises
Lyon © Madalina Zamfira
Comme chaque année, Go Entrepreneurs sera présent à Lyon pour cet événement organisé par Ebra Events. Cette manifestation entrepreneuriale d’envergure se tiendra à La Sucrière le 24 septembre. De nombreuses conférences sont attendues, dont celle organisée par notre magazine à 14 h 40 ce jour-là. Animée comme d’habitude par notre directeur de la rédaction, Alain Gazo, elle aura pour intitulé « Développement commercial et fidélisation des clients : l’IA et les outils numériques changent-ils totalement la donne ? ». En attendant, nous avons rencontré William Jameux, directeur général de Go Entrepreneurs Auvergne-Rhône-Alpes, à propos de ce millésime 2026.
Conquérir : Quels seront les axes marquants et les temps forts de GO Entrepreneurs Lyon Auvergne-Rhône-Alpes 2026 ?
William Jameux : Cette édition sera placée sous le signe de la performance. Une performance entrepreneuriale synonyme de chiffre d’affaires, mais aussi d’innovation, d’impact, de créativité, de résilience…
Le 24 septembre, nous proposerons donc une journée très dense à La Sucrière avec pas moins de 150 partenaires et 25 animations thématiques. Notamment 2 hubs dédiés respectivement à la facture électronique et aux Indépendants, ainsi que toutes les institutions de référence déjà présentes les années précédentes : région Auvergne-Rhône-Alpes, Bpifrance, Métropole de Lyon, Ordre des Experts-Comptables, CMA, INPI, France Travail… mais aussi de nombreux nouveaux acteurs : Ville de Lyon, Barreau de Lyon, Chambre des Notaires du Rhône, Entrepreneurs du Rhône (ex -CPME69), Amazon, Solocal, Revolut, Société Générale, Caisse d’Epargne, La Poste, ou encore des spécialistes de l’assurance, de l’IA, du conseil, de la formation, de la franchise… Côté contenu, cette édition proposera plus de 120 conférences et ateliers, avec plus de 300 intervenants prestigieux (l’entrepreneur de l’année 2025 récompensé par EY en Auvergne-Rhône-Alpes, trois jurés-stars de Qui veut être mon associé, des chefs étoilés, des start-ups prometteuses, un champion du monde de breaking, un ancien membre du Raid, les fondateurs et dirigeants de plusieurs entreprises renommées : Maison Guigal, Fusalp, H Company, Dessange International, Supraways…). Sans oublier deux Marathon pitchs, dont un dédié aux entrepreneurs des quartiers. Et bien sûr une trentaine de figures institutionnelles et politiques de premier plan.
Les managers par monts et par vaux

Les managers sont souvent très décriés par les collaborateurs qu’ils supervisent. Il semble qu’ils aient généralement du mal à concilier leurs activités opérationnelles avec celles de supervision de leurs équipes.L’enquête réalisée récemment par Tonula pour l’Anact et Malakoff Humanis semble conforter cet a priori.
Le rôle des managers apparaît ainsi plus que jamais multi-facettes. Décrivant leurs missions, plus de 8 % des sondés y incluent le pilotage, l’organisation de l’activité, l’animation de l’équipe, l’encadrement de leurs collaborateurs, sans compter tout ce que l’on pourrait appeler les aléas du quotidien. A peu près dans la même proportion, ils déclarent également des activités typiquement RH, comme le recrutement des collaborateurs, et la prise en compte de leurs difficultés personnelles éventuelles. Dans le même temps, 78 % participent aux activités de production à proprement parler. C’est beaucoup, car ces missions sont de natures bien différentes. Dès lors, chacune d’entre elles ne représente, selon les analystes de l’étude, que 13 % du temps moyen de leur travail.
Les répondants estiment cependant qu’ils seraient moins attendus – par l’employeur ? – sur la dimension RH que sur le pilotage, la contribution à la stratégie (79 %) ou le reporting (78 %).
Peu de temps consacré aux collaborateurs
Dès lors, 34 % des managers consultés estiment ne pas consacrer suffisamment de temps à s’intéresser aux difficultés personnelles de leurs collaborateurs, et plus généralement pour 30 % d’entre eux à l’animation de leurs équipes. Les cinq principales difficultés de gestion évoquées par les managers sont :
- La pression de la hiérarchie
- La conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée (53 %)
- Les aléas, les dysfonctionnements et l’absentéisme (53 %)
- La prise en compte de la santé mentale des collaborateurs (52 %)
- Les tensions au sein des équipes (50 %) Qu’est-ce qui leur manque pour faire face à ces problématiques? Selon eux, principalement le manque de moyens à leur disposition, de budget, de temps et une dichotomie entre objectifs et précisément moyens.
A cet égard, ils souhaitent – pour 84 % d’entre eux – davantage d’écoute de leurs propres managers et pour 83 % plus de soutien des services support.
Méthodologie
Enquête Anact et Malakoff Humanis réalisée par Toluna du 30 avril au 12 mai 2026 auprès de 1 101 manageurs français, représentatifs selon le sexe, l’âge, la région, le secteur d’activité et la taille de l’entreprise.
Usage de stupéfiants au volant: un conducteur «professionnel» sur dix

La mortalité sur les routes augmente légèrement, cela malgré l’amélioration des conditions de circulation, des chaussées mieux entretenues… et aussi des véhicules mieux préparés pour les contraintes de sécurité. Les conducteurs professionnels sont davantage concernés par les risques d’accident. C’est logique.
Le 22e Baromètre d’Axa Prévention nous en dit plus sur la situation à ce propos. Effectivement, les conducteurs professionnels peuvent être plus touchés, car ils parcourent en moyenne 13 540 kilomètres par an, soit 53 % de plus que la moyenne des Français.
Dès lors, pas étonnant qu’un grand nombre d’entre eux – 80 % selon les résultats de l’étude, affirment être stressés lors de leurs trajets, et même 75 % prendre le volant en état de fatigue. Pas rassurant ! Stressés par les bouchons bien sûr, du coup par la pression ressentie de l’entreprise (peur du retard…).
Du coup, 59 % des conducteurs rouleraient quatre heures, voire cinq heures sans s’arrêter, ce qui n’est pas recommandé. Ils s’inquiètent également de rencontrer d’autres usagers sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. Et ils ont raison car, malgré une légère baisse en 2025, le nombre de conducteurs sous l’emprise destupéfiants est élevé, encore davantage parmi ceux qui pilotent des véhicules de société : un sur dix ! C’est énorme !
Au demeurant, cela va de pair avec la hausse vertigineuse de la consommation de drogues en France. C’est par exemple le cas pour la cocaïne, dont le nombre d’adeptes a doublé en quelques années. Les drogues sont nocives, particulièrement pour la santé. Elles sont impliquées dans 20 % des accidents mortels, des chiffres en nette progression. Ce qui n’est pas étonnant car elles altèrent la vigilance et les réflexes.
Prévenir les risques
Que doivent faire les entreprises dans ce contexte, puisque la route demeure la première cause de mortalité au travail ? se demande Axa Prévention. Précisément réaliser des actions de prévention, du reste réclamées par 86 % des conducteurs professionnels. Les addictions sont des facteurs de risque professionnel significatifs. Ils doivent être intégrés dans le RUERP, un document qui fait l’objet d’une obligation réglementaire et se veut « un levier essentiel pour structurer et renforcer les actions de prévention au sein de l’entreprise ». Les analystes de l’étude relèvent que 46 % seulement des dirigeants de TPE-PME complèteraient actuellement ce document. Cependant, à leur décharge, des formulaires à remplir, nous en avons trop et cela ne prouve pas que ces dirigeants ne prennent pas en considération les risques courus par leurs collaborateurs. « En raison du temps passé sur la route, les conducteurs professionnels sont surexposés aux risques routiers. Ils cumulent davantage de fatigue, de stress et évoluent dans un environnement de circulation saturé ce qui renforce leur sentiment d’insécurité permanente. Ce cumul délétère favorise le basculement vers les comportements à risque. Dans un contexte marqué par la hausse préoccupante de la mortalité routière, Axa Prévention tire la sonnette d’alarme », conclut Eric Lemaire, son président.
Méthodologie
Total de l’échantillon : 2977 Français 18-75 ans national représentatif dont 1941 automobilistes – 448 conducteurs effectuant des trajets professionnels, dont 275 conducteurs de véhicules desociété – 309 conducteurs de deux-roues motorisés – 2193 piétons – 953 cyclistes, dont 260 VAE – 175 trottinettistes (électriques). L’étude a été réalisée à l’instigation d’Axa Prévention, association créée en 1984 pour prévenir les risques sur la route.
Déplacements professionnels : la valeur du voyage en évidence
Alors que le contexte géopolitique est encore mouvementé en cette rentrée, le monde du voyage a connu du 15 au 17 septembre à Paris, Porte de Versailles, son grand événement annuel dans le la capitale, l’IFTM.

Rationalisation et nécessité de voyager
Le développement commercial, en France comme à l’étranger, nécessite des déplacements pour conquérir de nouveaux clients ou les fidéliser. En dépit de la rationalisation imposée par les entreprises, particulièrement les plus grandes, afin d’éviter en particulier les déplacements intra-groupe, la tonalité de 2026 demeure positive, même si certaines régions du monde sont impactées, avec des annulations ou des reports vers d’autres destinations.
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L’Association Française du Travel Management, qui vient de renouveler ses instances en juin dernier, afin de disposer d’une organisation à même de faire face aux défis de ces prochaines années, selon son président Michel Dieleman. « Nous rassemblons une communauté de professionnels engagés dans l’évolution du voyage d’affaires », synthétise-t-il. L’ AFTM, compte selon ses dirigeants, 400 adhérents (travel managers, acheteurs travel, RH, SI, communication…). Lesquels représenteraient plus de 300 entreprises, de secteurs économiques variés. L’association organise 25 événements chaque année, cela sous des formats variés (conventions, webinaires, ateliers, rencontres professionnelles). |
Quant aux tendances de fond, Michel Dieleman, président de l’AFTM, en pointe dix :
- L’IA entre dans une phase d’industrialisation et 45,6 % des entreprises considèrent l’automatisation et l’IA comme la priorité technologique des prochaines années (étude Cegid, AFTM 2026).
- La maîtrise des coûts demeure une priorité permanente.
- Le paiement et ses instruments très évolutifs sont un vrai sujet.
- La facture électronique transforme les pratiques et n’est pas qu’un projet comptable.
- La donnée demeure plus que jamais au centre du pilotage.
- L’expérience du voyageur devient un véritable enjeu majeur de performance alors que par exemple 54,4 % des entreprises constatent que la première attente des voyageurs est la flexibilité.
Aérien et ferré, les cartes rebattues

Le transport aérien ne se porte pas si mal. Surtout, certains acteurs profitent de la situation géopolitique, et d’autres en pâtissent. Les puissantes compagnies du Golfe ont évidemment du mal à revenir à leur seuil antérieur car leurs hubs sont sous la menace constante de la reprise des hostilités, tandis que Singapore Airlines, ou encore Korean Air, voient les leurs bien remplis ainsi que leurs avions. Le trafic Europe-Asie via les pays du Golfe a été dévié et peutêtre pour un long moment.
En Europe, le train continue de gagner du terrain, à la faveur de l’effet et de la pression écologiste, et aussi de l’ouverture à la concurrence.
Si, par exemple, cette ouverture sur la grande vitesse est déjà très ample en Espagne, avec les offres de SNCF Voyageurs, au travers de Ouigo, ou encore de Trenitalia, c’est moins le cas dans notre pays. Précisément, l’opérateur italien a donné le « La » en France sur les lignes à grande vitesse, il y a un peu plus de trois ans, en arrivant sur Paris-Lyon, une ligne stratégique, en particulier en matière de voyages business.
Cela a eu un effet doublement bénéfique constate Marco Caposciutti, directeur général France, puisque l’offre globale s’est élargie et que les prix moyens ont baissé d’environ 10 % sous l’effet de la concurrence. Via Lyon, Trenitalia dessert Marseille (avec des arrêts à Avignon et à Aix-en-Provence) depuis mi-2025, avec 4 allers-retours quotidiens. La saisonnalité des voyages est cependant plus marquée sur Paris-Marseille, remarque le directeur général.
TPE, PME : la commande publique devient plus accessible
La question n’est plus de savoir si une TPE ou une PME doit regarder la commande publique. La question est de savoir comment elle s’y positionne, avec méthode, régularité et efficacité.

Dans un contexte économique tendu, marqué par l’incertitude, la pression sur les marges et l’allongement des cycles de décision privés, les entreprises doivent diversifier leurs relais de croissance. Or, la commande publique constitue précisément un marché récurrent, solvable et très diversifié, porté par l’Etat, les collectivités, les hôpitaux, les opérateurs publics ou encore les intercommunalités.
Ce constat est d’autant plus important que les TPE et PME occupent une place déterminante dans l’économie française. Les données de l’Insee montrent que la France compte près de cinq millions de micro-entreprises et environ 175 000 PME hors micro-entreprises. Ensemble, elles représentent une part considérable de l’emploi salarié et de la valeur ajoutée. Elles portent la proximité, l’agilité, la réactivité, les savoir-faire métiers, l’innovation d’usage et une grande partie de la vitalité économique des territoires. Pourtant, leur place dans la commande publique demeure insuffisante au regard de ce poids réel.
Construire une véritable stratégie
Cependant, il serait trop simple d’attendre uniquement une réforme. Une TPE-PME qui veut se développer grâce à la commande publique doit construire une véritable stratégie. Cette stratégie ne suppose pas nécessairement de recruter immédiatement une équipe dédiée ou de créer une cellule interne lourde. Elle repose d’abord sur trois leviers très pragmatiques : se former, se faire accompagner, capitaliser. Une ou deux procédures traitées avec un consultant expert permettent souvent de transférer très vite les bons réflexes : lire un règlement de consultation, repérer les critères décisifs, hiérarchiser les pièces, sécuriser la candidature, structurer le mémoire technique, éviter les hors-sujets, répondre aux attentes implicites de l’acheteur et transformer son expérience en preuves. La rentabilité de ce type d’accompagnement est forte, car le savoir-faire acquis devient immédiatement reproductible.
La commande publique n’est donc pas un monde fermé. Elle devient au contraire de plus en plus accessible aux entreprises qui acceptent d’en comprendre les codes. Les TPE-PME ont tout à y gagner : chiffre d’affaires, récurrence, crédibilité, références, diversification, visibilité territoriale. Le sujet n’est plus de savoir s’il faut y aller. Il faut y aller, mais avec méthode. Se former, s’outiller, se faire accompagner, tester l’IA, capitaliser ses réponses et professionnaliser progressivement sa démarche. Pour les TPE-PME, la commande publique n’est plus un horizon lointain. C’est une opportunité immédiate.
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Sébastien Taupiac est Consultant expert en achat public et fondateur de ST Agency |
L’open space en question

Quel espace de travail pour les collaborateurs ? Celui où ils se sentent le mieux et où ils s’avèrent les plus efficaces. Steelcase, entreprise mondiale spécialisée dans la conception de l’espace tertiaire, a mené une intéressante enquête dans neuf pays et auprès de 5500 salariés, qui permet de réaliser un état des lieux à l’instant T.
Le premier constat dressé par les analystes de l’étude est plutôt triste : les salariés français se rendent en premier lieu à leur bureau par obligation. Fort heureusement, la collaboration (34 %), et le lien social qui va avec, viennent juste derrière, devant la concentration (23 %) et effectivement le sentiment d’appartenance (18 %). Cela étant, les salariés passeraient en moyenne deux tiers de leurs journées à travailler seuls. Et ils se déclarent insatisfaits - pour 40 % d’entre eux de l’accès à des espaces disponibles pour se concentrer avec des collègues. C’est que 54 % n’ont pas d’espace individuel fermé.
Les enquêteurs notent que la satisfaction au travail, telle que mesurée par l’étude, double lorsqu’ils en bénéficient. Le bienêtre au travail, on en parle beaucoup. Il améliorerait de 26 % la satisfaction du salarié.
Les open space en question
La tranquillité et la confidentialité sont compliquées à obtenir en espace ouvert. Les déficits sont principalement acoustiques (50 %), visuel (48 %) et territorial (40 %). Steelcase a testé l’hypothèse de l’accès à une diversité d’espaces. Seuls 37 % des salariés dans le monde y ont accès. Pourtant, c’est un fort levier d’amélioration des performances, selon l’étude.
Quid de l’impact de l’IA ? 78 % des dirigeants américains estiment que son expansion entraînera une refonte significative des bureaux dans les prochaines années. Curieusement, près de 40 % des utilisateurs de l’IA indiquent que cela a intensifié leurs interactions avec leurs collègues. Quoi qu’il en soit, ces nouvelles pratiques amèneront à repenser les espaces de travail. Steelcase préconise des espaces autour de trois axes. : lieux de concentration, de collaboration flexible, enfin de socialisation et de récupération pour pallier les longueurs du tête-à-tête avec les écrans.
Trésorerie d’entreprise : quel rôle pour les énergies renouvelables ?
Face aux quelque 1 000 milliards d’euros de trésorerie dont disposent les entreprises françaises, les alternatives aux comptes rémunérés gagnent du terrain, en conciliant performance et sens.

La trésorerie des sociétés non financières en France est estimée à environ 1 000 milliards d’euros fin 2025. Pour les directions financières, sa gestion est devenue un enjeu stratégique car il s’agit d’en optimiser le rendement tout en préservant la liquidité nécessaire au développement de l’activité et à l’absorption des chocs éventuels. Résultat : cette trésorerie excédentaire a été longtemps cantonnée aux comptes rémunérés et aux dépôts à terme. Mais, l’arrivée de nouveaux produits fait évoluer la position des responsables d’entreprise, qui sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les fintechs et à chercher à concilier rendement, liquidité et impact.
Dans ce contexte, le financement participatif fait partie des solutions vers lesquelles ils se tournent. « Depuis 2019, nous avons constaté une progression constante des personnes morales sur Lendosphere, qui investissent un montant moyen de 205 000 euros sur notre plateforme. Notre solution, digitale et sans frais, convainc les entreprises en recherche d’optimisation de trésorerie sans sacrifier la liquidité, la sécurité et le sens de leurs placements », explique Laure Verhaeghe, cofondatrice et présidente de la société, acteur majeur du secteur.
Lendosphere propose aux personnes morales – entreprises, associations et exploitations agricoles – d’investir dans des infrastructures d’énergies renouvelables telles que des centrales solaires, des fermes éoliennes ou des réseaux de chaleur, en France et en Europe. Ce sont 100 millions d’euros sur les 450 millions d’euros levés au total, soit plus de 20 % des fonds investis, qui ont été placés sur la plateforme par près de 600 personnes morales depuis quand ? Une part qui progresse d’année en année et illustre l’appétit croissant de ces structures pour ce type de placement.
Optimiser l’excédent de trésorerie
Plus de 10 ans après la création de son cadre réglementaire, contrôlé par l’Autorité des Marchés Financiers, le financement participatif est aujourd’hui un marché mature qui représentait 1,76 milliard d’euros en volume en 2025. En progression de 1,8 % en un an, après une période de repli en raison de la crise immobilière qui continue de toucher les plateformes spécialisées dans ce secteur, le marché retrouve des couleurs, et l’investissement dans les infrastructures renouvelables y a démontré sa résilience. Un constat que partagent les entreprises utilisatrices. Pour Karel Schwarzer, président de la société immobilière Casamia, le choix répondait à un double objectif : optimiser la trésorerie et agir pour l’environnement. Il ajoute : « D’un point de vue financier, l’investissement sur Lendosphere nous permet de générer des flux de trésorerie réguliers. Ce lissage correspond parfaitement à nos besoins, en nous assurant une visibilité et une stabilité précieuses. Au-delà de l’aspect financier, nous avons été séduits par l’engagement environnemental des projets financés : nous allions ainsi performance économique et responsabilité écologique, dans une démarche cohérente avec nos valeurs. »
Du côté de l’optimisation, ces projets d’infrastructures affichent une maturité moyenne de trois ans et ont délivré un rendement moyen de 7,2 % brut en 2025 sans aucune perte définitive.
Un levier pour la politique RSE
Au-delà du rendement, ces placements s’inscrivent dans la stratégie de responsabilité sociétale des entreprises. Les projets sont sélectionnés pour leur solidité économique comme pour leur impact environnemental, mesuré à travers la puissance installée (en MW), la production (en MWh) et les émissions de CO2 évitées (en tonnes). Pour Alexis Dhellemmes, directeur- fondateur de la marque de cosmétiques bio Avril, l’investissement répond à une logique d’entreprise à énergie positive : « Notre investissement sur la plate-forme de Lendosphere représente 1 million de kWh alors que l’entreprise consomme 240 000 kWh par an. Il s’agit de participer à la transition du mix énergétique français en investissant dans des projets d’énergies renouvelables, plutôt que de placer notre trésorerie dans des comptes à terme qui financent les énergies fossiles. »
Go Entrepreneurs : la soif d’entreprendre toujours là
Go Entrepreneurs Paris, désormais organisé par Ebra Events, branche événementielle du grand groupe de presse, a accueilli une fois encore les 15 et 16 avril derniers à l’Arena La Défense, un nombreux public, dont la soif d’entreprendre était parfaitement palpable. Notre conférence intitulée « Le digital et l’IA bousculent-ils complètement la donne de la prospection commerciale et de la fidélisation des clients ? ».
L’IA renforce le potentiel commercial
Les intervenants ont insisté sur l’importance des outils digitaux, notamment pour l’envoi d’e-mails ciblés à partir de bases de données qualifiées. A cet égard, Pouey utilise Hubspot. L’intelligence artificielle apparaît comme un levier majeur, permettant d’analyser les données, de suivre le comportement des prospects et d’optimiser les actions commerciales. Elle contribue ainsi à un gain de temps considérable pour les équipes commerciales, qui peuvent se concentrer davantage sur des tâches à forte valeur ajoutée.
L’IA a donc été le fil rouge de la discussion. En résumé, l’IA va, selon les intervenants, nous aider à mieux préparer nos actions commerciales, par exemple à travers des outils permettant aux commerciaux de mieux construire leurs argumentaires ou de mieux identifier les outils à privilégier. L’IA facilite aussi l’enrichissement des fichiers de prospection, par exemple avec un outil traquant les numéros de téléphone sur Google, les réseaux sociaux…
D'autre part, les réseaux sociaux, comme Instagram ou LinkedIn, jouent un rôle clé dans la communication et la visibilité des entreprises.
Téléphone et digital
Cependant, malgré la montée en puissance du digital, le téléphone reste un outil essentiel dans la démarche commerciale. La prospection téléphonique permet un contact direct et humain avec le prospect, basé sur une approche plus relationnelle. Franck Lemoine insiste sur cet aspect en rappelant l’importance de la dimension humaine dans la relation commerciale. William Edel ajoute qu’un appel bien préparé, avec un message clair et adapté à l’interlocuteur, peut faire toute la différence. Ne pas utiliser ce levier peut représenter un manque à gagner important, « 100 % des gagnants ont tenté leur chance », appuie-t-il. Enfin, il a été rappelé que la prospection repose sur une combinaison de plusieurs actions : e-mails, appels téléphoniques et rencontres en face à face. Le courage, la préparation et la pertinence du message sont des éléments clés pour réussir à capter l’attention et convertir les prospects en clients.
La visioconférence n’exclut pas le présentiel
Concernant les réunions clients, chez Wagram Voyages, William Edel explique que 90 à 95 % de ses rendez-vous sont réalisés en visioconférence, ce qui lui permet d’organiser deux à trois réunions dans la matinée. Il souligne que ce format est plus exigeant qu’un rendez-vous en présentiel, même si les déplacements physiques permettent parfois de sécuriser davantage la relation commerciale dès le départ. Chez Pouey, qui vise principalement une cible de TPE/PME, son métier spécifique stimule la nécessité de rencontrer les clients ou prospects en face à face.
Autour d’Alain Gazo, directeur de la rédaction de Conquérir.
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Concernant la mise en place d’un CRM, plusieurs conseils ont été fournis. William Edel insiste sur l’importance d’utiliser des outils adaptés, en parlant de notamment de Hubspot et de Zoho, comme élément clé dans l’organisation et le suivi commercial. Pour terminer, en matière de fidélisation client, Franck Lemoine souligne l’importance de l’écoute active du client. William Edel partage ce point de vue et ajoute que la fidélisation est essentielle pour éviter la perte de clients, alors qu’en recruter de nouveaux coûte très cher.
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