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Transport ferré : la concurrence prend son essor


L’activité ferroviaire se porte bien, pendant les mois d’été mais pas seulement. Nous parlons d’activité ferroviaire car la concurrence à la SNCF se développe, dans les TER, mais aussi progressivement dans les lignes à grande vitesse. De ce point de vue, Trenitalia est un précurseur et la compagnie italienne a nettement augmenté son offre en 2025 sur l’axe rhôdanien. Ses ambitions ne s’arrêtent pas là. Nous avons rencontré son directeur général France, Marco Caposciutti, pour en parler.

Marco Caposciutti se réjouit d’avoir transporté en 2025 1,8 million de passagers en France. La progression de sa compagnie l’an dernier a représenté, nous dit-il, 30% de la croissance totale du marché français, ce qui est important puisque Trenitalia ne couvre évidemment pas toutes les lignes à grande vitesse. Le directeur général est satisfait puisque l’objectif de Trenitalia est avant tout de faire gagner des parts de marché au train, ce qui lui profite aussi bien entendu. A côté de sa ligne historique Paris-Milan, (deux allers-retours quotidiens), Trenitalia s’est installée sur Paris–Lyon il y a trois ans et a augmenté son offre progressivement pour la passer à quatorze services aller-retour, certains des trains allant plus loin que Lyon, en particulier à Marseille, reliée depuis juin dernier par quatre allers et retours quotidiens.

Les ambitions de Trenitalia ne s’arrêtent pas là. Après une consolidation jusqu’en 2029, viendra ensuite l’ouverture d’une liaison Paris-Londres. Dix rames supplémentaires s’ajouteront alors aux neuf assurant les liaisons actuelles. Cela nécessite des investissements considérables : selon la compagnie 80 millions d’euros pour la construction d’un centre de maintenance en France , sans compter les sommes correspondant à l’achat des nouvelles rames.

Trenitalia France s’est allié au fonds d’investissement Certares pour favoriser son expansion. Certares est spécialisé dans le monde du transport et du voyage. De quoi favoriser aussi une distribution plus large de son offre.

MICE : le retour en grâce !

Après les années Covid, le retour en grâce du MICE a pris plus de temps que celui du tourisme et du voyage professionnel stricto sensu. Depuis l’an dernier, l’incentive ou tout simplement les meetings comportant un caractère ludique reprennent clairement. Certaines destinations phare ou qui souhaitent le devenir ont un plan d’action pour se développer, en parallèle du reste de tentatives de montée en gamme des prestations offertes aux visiteurs. C’est ainsi que la République Dominicaine a mis « pleins phares » sur le salon IFTM, qui s’est tenu du 23 au 25 septembre dernier à Paris. Elle était le pays à l’honneur, avec une véritable visibilité exceptionnelle sur l’événement.

Plusieurs régions françaises faisaient valoir l’attrait de leurs territoires. Il nous a semblé qu’elles étaient moins nombreuses ou moins visibles que les années antérieures. Des régions du continent et des régions d’outre-mer.

A cet égard – et c’était une première – Saint-Pierreet- Miquelon figurait parmi elles.

Selon Mathieu Delamaire, responsable de la promotion, il s’agit d’anticiper l’arrivée de nouvelles disponibilités hôtelières dans l’archipel à échéance assez brève.

Actuellement, il compterait 15 000 visiteurs par an, principalement en provenance du Canada tout proche, mais aussi des Etats-Unis et bien entendu aussi de métropole. De ce point de vue, nous dit en souriant Mathieu Delamaire, la proposition récente et controversée d’un leader politique, a suscité un regain d’intérêt pour cette destination « nature » et dépaysante par excellence.

En haute-saison (de mi-mai à mi-septembre) un vol direct est opéré vers Saint-Pierre et d’une manière continue, l’accès est possible avec une escale à Saint-Jean (Province de Terre-Neuve et du Labrador).

Après ces évocations ludiques, venons-en aux déplacements à caractère plus précisément professionnel. Qu’en est-il de leur évolution ? Michel Dieleman, président de l’AFTM, dont les conférences organisées par son association sur le salon ont connu une belle affluence, remarque une tendance à une hausse modérée dans les premiers mois de l’année. Qu’en est-il désormais ?

Les incertitudes géopolitiques et économiques vont-elles peser sur les voyages d’affaires ? Nous avons interrogé à ce sujet Patricia Morosini, directrice de Selectour Affaires, évidemment bien placée pour nous donner une tendance, compte-tenu de l’ampleur de cet important réseau coopératif. Elle constate « un marché du voyage d’affaires très stable en 2025, après trois très belles années ». Stabilité, voire légère baisse, reprend-elle, tandis que sur le tourisme, elle remarque une petite hausse. Dans ce contexte, le train progresse encore, commente-t-elle. Ce que confirme Philippe Maria, directeur des ventes entreprises de SNCF Voyageurs, qui met en avant le chiffre record de « 32 millions de visiteurs transportés en juillet-août », ainsi que le dynamisme du marché des professionnels, grâce « à une vraie attractivité pour le train », favorisée par « des politiques RSE plus agressives ». Cela, alors que les grands groupes sont toujours à la recherche « d’une optimisation des frais généraux », nous glisset- il en substance. La bonne tenue du transport ferré est également en partie dûe à l’augmentation de l’offre puisque aussi bien Trenitalia renforce notablement son dispositif avec bientôt quatorze allers-retours sur Paris-Lyon, un axe essentiel pour le business. La compagnie italienne opère également désormais jusqu’à Marseille, en passant par Avignon et Aix.

Une gestion surveillée de près

Gérer les budgets voyages et les achats, cela se fait souvent à travers des spécialistes, ou des plates-formes aujourd’hui. Chaque année amène son lot de nouveaux acteurs dans ce domaine.

« Du digital, nous en faisons depuis longtemps chez Selectour Affaires, tempère Patricia Morosini. 85% des réservations se font en ligne, énonce-t-elle, et cette part tend à augmenter, car les clients attendent de l’autonomie pour réserver et échanger leurs billets ». A cet égard, souligne-t-elle, des aménagements ont été effectués sur les outils mis en place avec son partenaire KDS, pour procéder plus facilement à l’échange des billets SNCF. Pour les PME, un autre outil est utilisé - Izirez. Le digital ne fait cependant pas tout. Certains voyageurs VIP n’y adhèrent pas. De plus, les voyages complexes nécessitent l’appui de conseillers spécialisés. Et puis, il y a la question de la sécurité. Les entreprises souhaitent que leurs collaborateurs ne réservent pas par eux-mêmes hors des outils prévus, pour les retrouver facilement en cas de difficulté. A cet égard, la plate-forme 24/24 de Selectour peut rendre de grands services. Pour les problèmes majeurs, Selectour a passé un partenariat avec International SOS. Afin d’éviter les réservations individuelles, Selectour Affaires veille « à faire rentrer le maximum d’offres dans son outil », en particulier les contenus NDC » de sorte à éviter certaines surcharges des compagnies aériennes. Le tout pour proposer des meilleurs prix, bien entendu aussi.

A côté des agences de voyages historiques et des nouveaux arrivants digitaux, on notera la présence sur le salon d’acteurs spécialisés dans la vente de parcours ferrés, à savoir Trainline, et cette année pour la première fois SNCF Connect. Cédric Vandenbrouck, son directeur des ventes, évoquait la volonté de proposer l’achat de parcours de bout en bout (du bus, du métro ou d’Uber jusqu’au train ou au car).

Espagne-France : une interpénétration économique croissante

Les lauréats 2025 des prix de la Cocef valorisant les échanges économiques Franco-Espagnols

La Cocef organisait le 4 décembre dernier son traditionnel dîner gala annuel. 250 personnes appartenant à la communauté d’affaires franco-espagnole y participaient, ce qui, selon les organisateurs, s’avère un record. Les échanges entre les participants au cocktail furent nourris et permirent à des acteurs espagnols qui envisagent de s’implanter en France de se présenter. C’était le cas, en particulier, d’une PME spécialisée dans la haute technologie, installée à Barcelone et Madrid.

La soirée bénéficiait de la présence de l’ambassadeur d’Espagne en France, Victorio Redondo Baldrich, et de son homologue française dans le Royaume voisin, Kareen Rispal, qui prononcèrent des discours valorisant l’importance des échanges entre nos deux pays. Christine Allard, présidente de la Cocef, en fit de même, y ajoutant des éléments propres aux actions de la Chambre, en particulier en matière de formation. Comme chaque année, des prix furent remis à des entreprises ou à des personnalités françaises et espagnoles, synonymes de réussite dans leurs pays d’adoption et de l’interpénétration de nos économies.Le prix de l’entreprise espagnole de l’année fut attribué au producteur de vins Bodegas Marqués de Cáceres, dont la présidente évoqua la forte expansion, en dépit d’un marché global qui tend à se restreindre. Sa firme réalise plus de 50% de ses ventes à l’export, cela dans 135 pays.

Le prix de l’entreprise française de l’année fut attribué à Paprec, acteur bien connu quoique finalement assez récent (fondé en 1993) du recyclage, de la gestion des déchets et de l’énergie verte. Elle s’est fortement implantée en Espagne - particulièrement en Catalogne et y compte 2500 collaborateurs. Le prix de l’investissement espagnol en France revint à la jeune PME « transpyrénéenne » Pangea Propulsion, installée à Barcelone et à Toulouse. Elle exerce son activité dans le secteur spatial.

Changement de dimension avec ID Logistics, un mastodonte – néanmoins familial – qui compte 40 000 collaborateurs, et qui prévoit de forts investissements en 2026 outre-Pyrénées, particulièrement dans le domaine de la logistique en matière de pharmacie. Passons aux personnalités. Federico J. González, qui se revendique « citoyen du monde » fut honoré du titre de « personnalité espagnole de l’année ». Il est actuellement président de Radisson et du groupe des Hôtels du Louvre. Côté tricolore, c’est Gwenola Chambon, présidente de la société de gestion d’actifs Infrastructure Partners, qui fut honorée du titre de « personnalité française de l’année ».

Quant aux Trophées RSE, ils furent attribués à Fnac Darty, en la personne de Enrique Martinez, son PDG, pour les efforts du groupe afin de donner une seconde vie au produit, à travers des dispositifs adéquats, ainsi qu’à l’entreprise espagnole Coleo, implantée aussi à Toulouse, qui oeuvre dans le domaine du recyclage du textile. Les parrains de la soirée étaient Banc Santander, Banco Sabadell, BBVA, Caixa Bank, Telefónica - principal sponsor, et Casa Padel. Conquérir était partenaire média de l’événement.

Recruteur-recruté : un amour « vache » ?

A l’occasion de l’événement Unleash World, qui s'est tenu du 21 au 23 octobre derniers à Bercy, iCIMS, « leader mondial des solutions logiciels de recrutement », a publié une étude sur les attentes des candidats et des recruteurs au moment d’une embauche. Leurs souhaits et leur perception des choses sont différentes, et parfois antagonistes.

Qu'en est-il d’abord des irritants, du côté des candidats ? Et d'abord, quels sont les éléments de leur motivation ? Les deux tiers placent, sans surprise, le salaire dans le top 3 des critères de choix d'un emploi. Cependant, le parcours du recrutement est également surveillé de près. 60% des répondants auraient ainsi déjà abandonné une candidature en raison d’un processus perçu comme lourd et complexe. Les candidats doivent se sentir respectés !

Une fois qu’on est bien au chaud, qu’est-ce qui nous incite à rester dans notre entreprise ?

Si l’on se fie aux résultats proclamés de cette enquête, 48% indiquent un salaire juste et équitable, 36% des horaires stables et prévisibles –cela n’est pas forcément facile dans tous les métiers, et se sentir intégré dans une équipe soudée et bienveillante. Peace and love !

Des recruteurs confiants

Alors que l’on constate que « les candidats » remettent en cause certains parcours de recrutement ; du côté des entreprises, on se décerne plutôt un satisfecit, même si elles reconnaissent être souvent prises par le temps pour mettre en place une sélection. Quoi qu'il en soit, à rebours du ressenti des candidats, plus de la moitié des recruteurs jugent leurs « démarches simples et accessibles » et 90 % que les process répondent aux attentes des candidats. Un dialogue de sourds ! Il se reposent peut-être trop sur leurs lauriers ! « Dans un marché de l'emploi tendu, la différence se joue sur la réactivité et la clarté : un processus fluide, une communication directe et une transparence sur le salaire deviennent des leviers essentiels pour attirer et fidéliser les talents », avertit Amandine Reitz, DRH Europe d’iCIMS.

Méthodologie. Sondage réalisé par iCIMSen septembre 2025 auprès de 129 collaborateurs et 125 managers travaillant dans les métiers de terrain des secteurs de l’hôtellerie, de l’industrie, du retail et de la santé.

Télétravail et désengagement : un lien clair

SFL, spécialiste de l’immobilier tertiaire haut de gamme parisien, a fait réaliser par l’Ifop une étude sur les motivations d’engagement des salariés. Comme d’habitude, elle présente certains biais, de nature à aller dans le sens de l’intérêt du donneur d’ordre. Néanmoins, on peut en tirer des enseignements intéressants.

Précisons tout d’abord que l’enquête a été menée « auprès d’un échantillon de 1303 salariés franciliens travaillant dans un bureau au sein d’entreprises comptant plus de 10 salariés, cela du 16 mai au 4 juin 2025 ». Les statisticiens ont divisé l’échantillon en trois groupes, après une analyse de contenu préalable : les super-engagés (38% du total), les neutres (40%) et les désengagés (22%).

Cinq variables ont été mesurées à chaque fois : l’auto-évaluation de leur niveau d’engagement au travail, leur motivation, l’attachement à leur entreprise, l’importance pour eux de la réussite de cette dernière, trouver normal « de fournir davantage d’efforts que ne l’exige son poste ». On l’a dit, l’étude est forcément pro domo, mais les résultats constatés correspondent à ce à quoi on pouvait s’attendre concernant les désengagés.44% des salariés qui souhaitent quatre à cinq jours de télétravail hebdomadaire sont des désengagés, 14,5% d’entre eux seulement ne veulent qu’un jour de télétravail au plus. Certes, 46% se déclarent plus efficaces en télétravail mais ils sont, à forte proportion, complètement déconnectés de leurs collègues et du coup « se retrouvent isolés au sein de leur entreprise ». Ils participent rarement à des activités communes, à commencer par le partage de moments de convivialité, du type boire un verre après le travail - 52% le font rarement ou jamais.

Des désengagés par essence

Sont-ils désengagés du fait du télétravail ou le sont-ils de base ? Toujours est-il que cela a des conséquences : 71% d’entre sont des détracteurs de leur employeur et 42% projettent de le quitter dans les deux ans. Peut-être que le patron n’y perdrait rien ! Cela dit, il n’est pas souvent facile de recruter, on a intérêt à faire attention.

Voyons le côté des super-engagés maintenant. Selon l’étude, leur attention proviendrait d’abord d’un bon relationnel avec leur manager qui sait par exemple les féliciter, reconnaît leur droit à l’erreur, s’avèrent consultés avant qu’une décision soit prise… Mais, voilà, c’est sûrement parce qu’ils sont moins en télétravail, lequel crée fatalement une distance. Dès lors, l’augmentation potentielle de salaire en changeant d’employeur a moins d’impact sur ces super-engagés jusqu’à un certain point bien sûr. 23% des super- engagés - c’est quand même beaucoup ‒ seraient prêt à quitter leur entreprise pour 5% de hausse salariale contre 43% chez les désengagés.

Déplacements professionnels : une tendance toujours ascendante

Les voyages au long court durent plus longtemps aujourd’hui.


Hausse du nombre de voyages d'affaires et… des prix

Pour autant, se fiant aux chiffres du premier semestre 2025, il remarque que l’évolution quantitative du nombre de déplacements professionnels continue sa remontée. On dépasse maintenant le niveau de 2019 en CA. Ce qui veut dire qu’en nombre de voyages, on est cependant toujours un peu en dessous de ce seuil.

Pour l’aérien, la demande de transport progresse de 6 % sur l’année, et dans l’hôtellerie sans doute encore davantage, puisque les groupes du secteur affichent des taux d’occupation de 90-95 % actuellement.

Qualitativement, le président de l’AFTM observe des changements. Tout d’abord, les déplacements en train, en France comme en Europe, prennent une part de plus en plus importante. D’une part, en raison des contraintes imposées par les pouvoirs publics, d’autre part des politiques RSE. Les pratiques RSE progressent- elles ? Oui, estime Michel Dieleman, mais elles sont parfois en balance avec les contraintes financières ou la praticité. C’est ainsi qu’un voyage direct en avion est préférable du point de vue de la RSE et aussi du reste du confort des passagers, mais l’arbitrage en faveur d’un trajet avec escales s’avère souvent plus économique. A part cela, alors que les grands voyageurs privilégient la qualité de services,un autre changement se confirme quant à la quantité et la durée des séjours. Ils tendent à devenir moins nombreux, surtout en intragroupe, mais ils s’étalent sur davantage de jours, en particulier pour des déplacements lointains. On rationalise !

Qu’en est-il des prix ? « Ils sont essentiellement à la hausse dans tous les secteurs », énonce le président de l’AFTM. « C’est sans doute la conséquence d’une progression sensible de la demande, analyse-t-il, mais aussi de l’augmentation des coûts qui affectent les opérateurs ». Par exemple, la taxe sur l’aérien de 40 euros par trajet au départ de la France imposée aux compagnies aériennes par la France au départ de nos aéroports grève nettement le budget des clients. La hausse des prix moyens s’étage de 5 à 10 % cette année. Dans l’hôtellerie-restauration, confrontée à des difficultés de recrutement, et donc à la nécessité de demeurer attractif, la hausse des salaires qui s’ensuit contribue certainement selon Michel Dieleman à celle des prix. Là, l’évolution est très significative : de 5/10 % pour l’hôtellerie dans les catégories les plus basses, jusqu’à 20 % dans le haut de gamme. C’est effectivement assez considérable !

Pour la suite, Michel Dieleman s’avère circonspect. Il craint que l’environnement géopolitique, défavorable, ne finisse par peser sur le déplacement professionnel.


Trenitalia à l’offensive

Alors que l’engouement pour les voyages en train en France et en Europe prend encore de l’ampleur, les règles nouvelles de la concurrence amènent de nouveaux acteurs sur le marché. En France, si l’on regarde les lignes à grande vitesse, c’est Trenitalia qui est pour le moment la plus active dans son déploiement. Sur l’axe Paris-Lyon, Marco Caposciutti, directeur général France, nous annonce ainsi que quatorze allers-retours seront en service à partir de la mi-décembre sur cet axe capital pour le B2B. Quatorze allers-retours au lieu de cinq seulement en début d’année, comment cela est-il possible ? D’une part la ligne Paris-Milan a rouvert le 1er avril dernier (deux allers-retours quotidiens via Lyon La Part-Dieu, Saint- Jean de Maurienne et Oulx). D’autre part, autre grande nouveauté de l’année, l’ouverture d’un Paris–Marseille via Lyon Saint-Exupéry. Ces quatorze allers-retours sur Paris-Lyon rendent Trenitalia davantage compétitif vis-à-vis de la SNCF (22 allers- retours).
Cependant, tempère Marco Caposciutti, « notre volonté est de développer le marché du ferroviaire, par exemple vis-à-vis de l’automobile et non pas de prendre des parts aux concurrents ».

Go Entrepreneurs Lyon : des interrogations sur l’IA

Toujours de nombreux visiteurs à Go Entrepreneurw Lyon en attente de conseils.


Go Entrepreneurs Lyon - Auvergne-Rhône-Alpes, désormais organisé par Ebra Events, s’est déroulé le 25 septembre dernier dans la capitale des Gaules.
Comme d’habitude, les visiteurs furent nombreux, 10650 selon les organisateurs, et recherchaient souvent des solutions « miracle » pour réussir.

Les pitchs et consultations rapides d’experts- comptables et autres conseillers ont, comme les années précédentes, connu l’affluence. Nous avions l’impression, comme les années précédentes, que les jeunes étaient nombreux, sans doute davantage qu’à Go Entrepreneurs Paris. C’était en tout cas clairement le cas dans notre assistance d’une centaine de personnes, la plupart dans une perspective de création, lors de notre conférence sur le thème « L’IA et le digital changent-ils fondamentalement la donne dans le développement commercial et la fidélisation des clients ? ».

« Et le site Web ? », lance alors Alain Gazo. C’est un vecteur essentiel, l’adresse principale finalement de l’entreprise. Les outils actuels, dont l’IA, facilitent l’utilisation des données et l’interaction avec les visiteurs, l’envoi automatisé de newsletters, le partage de calendrier… « Le site web est indispensable, particulièrement dans les secteurs du B2B ou du B2B2C comme les nôtres, complète Sébastien Arcos, mais il faut le rendre évolutif, intégrer les nouvelles fonctionnalités qui s’imposent et le réadapter a minima tous les cinq ans ». D’autant que, en ce qui concerne Eklya, les visiteurs appartiennent à des catégories bien distinctes : les jeunes, les parents et les entreprises. Il convient de s’adresser à chacun de ces publics d’une manière appropriée.Tout cela fait beaucoup de données à compiler et à traiter. « Comment faire ? » demande Alain Gazo. Jean-Michel Armand, éditeur de CRM, admet qu’Excel peut paraître suffisant au début, mais un CRM est assez rapidement indispensable, en particulier pour partager plus facilement ses données en interne. Cela n’est pas forcément très onéreux et même gratuit pour les CRM les plus simples, en tout cas au démarrage. « Le CRM est un outil très important pour nous, analyse Sébastien Arcos, car il nous permet de scénariser nos campagnes commerciales qui s’étalent sur douze mois glissants à partir de septembre avec des messages différents vis-à-vis de notre public ciblé. Bien entendu, il faut faire vivre ce CRM et investir constamment dessus, en intégrant de nouveaux modules, souvent tous les trois à six mois ». Ce qui suppose un investissement conséquent.

Et finalement en quoi l’IA peut-elle nous aider ? « Sans doute, elle nous fait gagner du temps pour la prospection à proprement parler », estime en substance Jean-Michel Armand. Il signale l’intérêt, selon lui, de Chat GPT au quotidien, notamment pour la rédaction d’e-mails efficaces ou la réalisation de résumés. Cependant, « si elle nous aide beaucoup, elle ne nous remplace pas », souligne-t-il sur ce point. Sébastien Arcos veut croire de son côté que la valeur ajoutée humaine restera irremplaçable d’autant que c’est nous qui alimentons l’IA ! Alors, il plaide pour trouver de véritables contacts humains, « non robotisés », glisse Jean-Michel Armand, pourquoi pas à travers la participation à des salons professionnels. Cela facilitera du reste la fidélisation des futurs clients qui ont souvent du mal à quitter les fournisseurs avec lesquels ils s’entendent bien, rebondit Alain Gazo. « Il faut d’abord bien faire son travail, afin que nos clients soient satisfaits et qu’ils deviennent prescripteurs », conclut Sébastien Arcos.

Réseaux sociaux : de sérieux contrecoups

Alors que le Président de la République pointe les dangers des réseaux sociaux pour les plus jeunes, VerbaTeam, spécialiste de la santé en milieu professionnel, vient de publier les résultats d’une enquête réalisée à sa demande par Viavoice sur les dangers de l’hyperconnexion.

Les commentateurs de l’étude pointent les dangers de cette hyperconnexion, facteur de désocialisation, qui concerne certes les jeunes, mais aussi les adultes actifs. Cela est susceptible d’impacter « leur équilibre, leur bien-être et leurs relations sociales », affirment-t-ils. En se centrant sur les problématiques propres aux entreprises, Flore Serré, directrice générale de VerbaTeam, résume ainsi la situation. « L’hyperconnexion est un défi collectif. Les salariés en subissent déjà les conséquences, mais ils ne peuvent en porter seuls le poids. Les entreprises doivent désormais passer d’un constat partagé à une action structurée, en co-construisant des réponses adaptées aux enjeux de santé, d’organisation et de performance. »

Difficile de se départir du contact avec l’écran lorsque 78 % des salariés, selon l’enquête, ont une activité professionnelle qui impose leur utilisation, et que le papier, prétendument contraire à l’écologie, est chassé de partout. Cela étant, plus de six salariés consultés sur dix « ressentent un besoin d’écran même pendant leur temps de repos », une tendance qui est du reste en accentuation. C’est devenu un automatisme pour plus des deux tiers d’entre eux. Cette dépendance est logiquement plus marquée (79 %) chez ceux d’entre eux qui ont toujours l’oeil rivé sur l’écran pendant leur temps de travail. Des témoignages reçus par les enquêteurs confirment ces faits.

Des effets négatifs sur la santé

Cette surexposition numérique impacte également les salariés, cela dans différents domaines.

  • Santé physique en premier lieu, fatigue oculaire, mais aussi troubles du sommeil et difficultés de concentration.
  • Santé mentale : sentiment de pression constante, stress et anxiété face aux sollicitations numériques (71 %).
  • Et même vie personnelle, puisque 83 % notent qu’ils limitent de la sorte leurs activités sportives, ainsi que leur temps de lecture et de repos.

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