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Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine : renforcer et développer l’attractivité des villes moyennes

Jean-Christophe Fromantin est maire de Neuilly sur Seine depuis 2008 et vice-président du conseil du département des Hautsde- Seine en charge des infrastructures. Au-delà de ses mandats franciliens, il porte des réflexions sur le déséquilibre territorial de la France et sur les solutions qui pourraient être envisagées pour résoudre ce problème. Il est également doctorant à IAE Paris-Sorbonne où il interroge le modèle des quartiers d’affaires. Ses idées, ancrées dans ses contacts réguliers et profonds avec les maires des « territoires », tranchent par rapport au consensus ambiant. Nous l’avons rencontré et lui avons posé quelques questions pour en savoir plus.

Conquérir : Quel constat faites-vous de la situation aujourd’hui en termes d’équilibre territorial ?

Jean-Christophe Fromantin : L’absence de stratégie territoriale et de politique d’aménagement du territoire a créé un véritable déséquilibre territorial en France. Des villes débordent, d’autres se vident avec des problématiques de logement insolubles. Une doxa métropolitaine, mal appréhendée, nous a fait perdre beaucoup de temps et prive la France d’un potentiel de développement. Les Français sont majoritairement demandeurs d’une amélioration de leur cadre de vie. Ce constat est d’autant plus inquiétant qu’une recentralisation forte freine de plus en plus les initiatives locales et régionales. Je pense en particulier à la perte d’indépendance fiscale des collectivités.

Conquérir : Vous préconisez à la fois une plus grande décentralisation et un retour à la planification, abandonnée à la suite de la suppression de la Datar. N’est-ce pas contradictoire ?

Jean-Christophe Fromantin : L’urbanisme et l’aménagement du territoire s’inscrivent traditionnellement dans des systèmes organisés. La distribution des services publics, les moyens de transport, les investissements ou les infrastructures ne peuvent pas s’improviser. Ils répondent d’une organisation claire et cohérente. Pour mener des politiques efficaces, nous avons besoin d’un schéma prospectif national avec une forte visibilité. Une décentralisation, pour être opérationnelle, s’inscrit évidemment dans un cadre stratégique qui soit à la fois stable et vers lequel convergent les composantes de l’action publique. Quand nous sommes à la tête d’une commune, d’un département ou d’une région, il est utile de connaître la stratégie territoriale de l’Etat afin d’inscrire nos politiques publiques dans un environnement qui n’est pas remis en cause à chaque arbitrage budgétaire. C’est à cette condition que nous pouvons investir durablement. Si nous investissons dans une école et qu’une maternité ferme, tout le monde est perdant.

Conquérir : On veut aujourd’hui densifier davantage les zones déjà urbanisées afin d’éviter l’artificialisation de nouveaux sols. Vous proposez une alternative à ce schéma, avec une attention particulière portée aux villes moyennes. Pourriez-vous nous préciser votre pensée à ce sujet ?

Jean-Christophe Fromantin : Je ne crois pas à un avenir polarisé autour de quelques métropoles. Je crois à un schéma plus équilibré qui concilie des lieux de vie à taille humaine et des métropoles dont la première vocation est d’être des espaces de rencontres et d’échanges. C’est la raison pour laquelle j’alerte sur l’enjeu des villes moyennes - qui sont les villes plébiscitées par les Français, et dans les innovations qui peuvent progressivement les doter d’un standard de services comparables aux grandes villes d’hier. Cette approche plus équilibrée entre les zones rurales, un semis de villes moyennes et quelques métropoles significatives aurait l’avantage de mieux répondre aux projets de vie des Français, de relancer une économie diversifiée, adossée à la diversité de nos atouts culturels et de nos avantages comparatifs, et d’offrir une perspective écologique plus apaisée…

Conquérir : …quels exemples concrets de ce modèle seraient illustratifs du bien-fondé de cette thèse ?

Jean-Christophe Fromantin : Le logement est un bon exemple. Il manque des centaines de milliers de logement en région parisienne alors que des logements sont disponibles dans des dizaines de villes moyennes dont le dynamisme, la qualité de vie et la proximité de grands centres urbains sont autant d’atouts. Pour autant, les incertitudes sur les politiques de santé ou d’éducation, mais aussi les errements des systèmes de transport dissuadent beaucoup de Français de faire le pas vers les villes moyennes. C’est aussi un handicap pour la relance industrielle de la France et pour les investissements. Notre économie a besoin de formations professionnelles et d’emplois. Or, beaucoup de PME régionales peinent à recruter car l’aménagement du territoire n’apporte pas les garanties d’un accès équitable aux services publics.

Propos recueillis par Alain Gazo

Go Entrepreneurs Lyon : beaucoup d’engouement

De g. à d. Bruno Doron, PDG, Bras Droit Des Dirigeants; Jean-Michel Armand, directeur général, Hybird; Alain Gazo, directeur de la rédaction, Conquérir.

Petit à petit, les salons professionnels retrouvent leur lustre de naguère et l’assistance revient à ses niveaux antérieurs. C’est le cas de Go Entrepreneurs Lyon, qui s’est déroulé le 26 septembre dernier à Lyon.

Relations commerciales : l’échange physique en hausse ?

Conquérir organisait comme chaque année sa conférence sur Go Entrepreneurs Lyon, après celle de Paris qui avait connu un grand succès en avril dernier. La question que nous avons posée à nos intervenants, Jean-Michel Armand, directeur général de Hybird et Bruno Doron, président de BDDD (Bras Droit Des Dirigeants) était cette fois : « Prospection et fidélisation des clients, les outils digitaux ont-ils complètement changé la donne ? ».

Il est évident que oui, la donne a changé. Mais complètement, ce serait inexact de l’affirmer. D’abord parce que certains points de passage incontournables demeurent intangibles.

Campagnes e-mailing, salons et rencontres physiques

« Voit-on davantage les prospects, clients et partenaires en 2024 ? », questionne Alain Gazo. Oui, répondent de concert nos deux intervenants. « C’est reparti, dit d’un ton allègre Jean-Michel Armand, cela n’empêche pas les visios, qui ont l’avantage par rapport au téléphone de donner un côté plus convivial ». Contacts sur les salons, prospection téléphonique, en physique… Quoi qu’il en soit, cela fait beaucoup de données à traiter. Bruno Doron conseille à nos participants de mettre en place un CRM, a minima un tableau Excel, cela dès le début. Que met-on dans ces tableaux ? Le plus de choses utiles possible, nous disent nos intervenants. Cela permet de répondre convenablement aux clients lorsqu’ils nous joignent et pourquoi pas, de leur passer un petit bonjour de temps en temps pour éviter qu’ils nous oublient. Enfin, à qui donner l’accès à la plate-forme ? Selon Jean-Michel Armand, à tous les collaborateurs, s’agissant d’une société de services.

Des maximes à la saveur américaine

Raphaël Hubin, grand admirateur du milliardaire américain Warren Buffet et de son associé de toujours, Charlie Munger, décédé en 2023, a décidé de publier « les meilleures citations depuis 1963 » des deux hommes d’affaires. Voilà une bonne idée car leurs réflexions sont souvent croustillantes, en particulier celles de Charlie Munger à la lecture du recueil, nommé « Berkshire Hathaway, 3 millions d’actionnaires heureux ».

« Le bon sens près de chez vous »

Pour commencer, quelques conseils de base. En premier lieu, celui de Charlie Munger, « Investissez dans une entreprise que n’importe quel imbécile peut diriger car, un jour un imbécile le fera […] » ou encore de même : « Nous avons toujours essayé de rester sains d’esprit quand d’autres, nombreux, sont devenus fous. C’est un avantage compétitif ». Et attention aux faux pas ! Warren Buffet propose : « Il faut vingt ans pour se bâtir une réputation et cinq minutes pour la ruiner […] ». Au contraire, on peut savoir tirer profit des erreurs des autres. Selon Charlie Munger, « si les gens ne se trompaient pas, nous ne serions pas aussi riches ». Du coup, on se fait des ennemis, c’est indéniable, mais reprenait-il encore : « c’est triste mais vrai, tout le monde ne m’aime pas », notait-il. Dès lors « […] il faut garder le contrôle des émotions irrationnelles. Il faut de la patience et de la discipline et une capacité à encaisser les pertes et l’adversité sans devenir fou […] ».

Et, tandis que le débat sur l’âge de départ à la retraite fait à nouveau rage en France et que Warren Buffet continue à diriger sa société à l’âge de 94 ans, ce mot savoureux de lui : « nous n’avons pas d’âge de départ à la retraite obligatoire pour les administrateurs de Berkshire et nous n’en aurons pas ». Cela, alors que Charlies Munger est décédé, toujours en activité, à l’âge de 99 ans.

Vincent Gardy

Télétravail : des avis partagés, l’option de Manutan

L’épisode du covid 19 a fait exploser le télétravail, la question étant de savoir s’il allait persister au-delà, ou au contraire se déliter au fil du temps. L’impression, c’est celle d’un certain désenchantement des employeurs et des managers vis-à-vis du télétravail, face à ce qu’ils considèrent comme des facteurs de moindre implication des collaborateurs et aussi de désagrégation du collectif.

Evidemment, les salariés y ont pris goût dans l’ensemble - ceux qui y sont éligibles bien sûr, et il est difficile de revenir en arrière, surtout dans les métiers dits en tension. Alors que de très grandes structures, comme Amazon et Ubisoft, ont annoncé revenir sur le télétravail sauf pour certains collaborateurs des départements technologiques ou digitaux, d’autres acteurs ont, au contraire, augmenté leur part de télétravail.

C’est le cas de Manutan. Rappelons que Manutan est un distributeur à la fois généraliste et spécialiste, fournisseur des entreprises et des collectivités.

Qu’en est-il dans la pratique ? Caroline Haquet se veut avant tout pragmatique. « Le télétravail, se souvient-elle, avait été instauré pendant la période du covid, à raison de deux jours par semaine ». Une fois ce moment passé, une vaste réflexion a été menée, « car il n’y a pas de modèle idéal ». Selon elle, ce qui compte c’est la population visée, la culture de l’entreprise et la localisation de ses installations. Suite à l’étude, il a été décidé un modèle dit de « flexibilité encadrée » tenant compte des réalités du terrain. Le nombre de jours de télétravail accessibles a été augmenté, au contraire de ce qui se passe dans bon nombre d’entreprises. En revanche, le décompte se fait mensuellement, à raison de huit jours par mois. « Cela permet, par exemple, illustre Caroline Haquet, de poser une semaine complète en présentiel, aussi au moment de la clôture mensuelle, quitte à ce que les collaborateurs concernés soient entièrement en télétravail la semaine suivante ».

Éditorial

Présidentielles : la foire à la démagogie ?

La rentrée politico-économique a démarré avant l’heure fin août et sur les chapeaux de roue, approche de la présidentielle oblige. Où en sommes-nous ? Les marchés financiers se montrent plutôt en forme, un peu moins en France, alors pourtant que les taux d’intérêt atteignent des niveaux élevés et que la croissance est modérée en règle générale et carrément nulle voire négative chez nous.

Les bourses sont grandement tirées par les investissements de l’IA, qui apportera sûrement des points positifs, mais aussi beaucoup de chômage et surtout je le crains, l’atrophie progressive de nos cerveaux.

A court terme, nous allons avoir affaire au feuilleton du budget. En année pré-électorale, les opposants ne feront pas de cadeaux. Une législation par ordonnances est probable.

Notre dette fait l’objet de toutes les attentions. Il faut réduire les dépenses, mais par quoi commencer ? Pas si simple en plus car les intérêts de la dette vont devenir le premier poste de débours. Et on ne parle pas de les réduire, sauf à « brûler la dette » comme le suggère un candidat. La plupart des prétendants visent une forte réduction des dépenses, d’autres misent aussi sur le fait de faire payer les riches et les grands patrons, qualifiés même de parasites ou de nuisibles, je ne sais plus. Le problème c’est qu’ils risquent de prendre la fuite. On risque de se contenter de taxer les classes moyennes !

Face à l’augmentation des dépenses sociales, une augmentation de la TVA serait utile et quasi-indolore, faisant en outre contribuer nos nombreux touristes étrangers qui utilisent nos services publics eux aussi. Mais cette TVA dite sociale est taboue, on ne sait pas pourquoi. Sûrement la démagogie tout bêtement. En Espagne, le taux de TVA de base est à 21 %. On pourrait passer le nôtre à 22 %. Cela n’empêche pas de se pencher sur les économies à réaliser mais ce n’est pas si simple que cela. Les pensions de retraite coûtent cher, nous dit-on. D’où l’idée de différer l’âge de départ à taux plein. Pourquoi ne pas étager l’âge plutôt avec des dégressivités ? Je veux dire – certes cela existe déjà, mais il vaut mieux l’expliciter, un régime de décotes progressives, cela afin de clore ce chapitre pénible dont on ne sort pas !

Repenser notre politique extérieure

Relancer la consommation et l’emploi est une idée qui fait vibrer. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut dynamiser l’industrie. On dit cela depuis longtemps, et cela avance peu. Pour produire davantage, il faut être technologiquement au point et se montrer compétitif. Actuellement, par exemple, l’industrie automobile européenne est en sérieuse difficulté. Les salaires doivent donc être raisonnables, en fonction de la concurrence extérieure. L’idée « géniale » de certaines forces politiques démagogiques est d’augmenter fortement le Smic. On peut le faire, mais plutôt en diminuant les charges sociales, sur le surcroît qui serait accordé, ce qu’a proposé au moins un parti politique. Nos difficultés internes sont aggravées par un contexte géopolitique tendu. Les relations inter-étatiques, et pas seulement à cause d’un locataire de la Maison Blanche imprévisible et à certains égards violent. On l’a vu avec la guerre entre l’Ukraine et la Russie qui n’en finit pas et que plusieurs pays européens alimentent. Ce conflit est difficile à résoudre, j’en conviens, mais là je crains que l’on n’arrive à un affrontement majeur. Nous devrions essayer de rapprocher les points de vue, plutôt que d’être de parti pris. Quant à la guerre Iran–Etats-Unis, cela aura été le pompon de l’année. Notons que les USA ne s’en sortent pas mal, mis à part sur le plan de l’inflation : marchés financiers dans leurs plus hauts, industrie pétrolière florissante, chômage quasi nul. Les dindons de la farce c’est nous Français et Européens. Dans l’Union, on remarque cependant la bonne santé de l’Espagne, si l’on relativise son inflation très élevée. Certes grâce au tourisme, mais on remarque l’excellente tenue de ses principales banques nationales, ou encore de son industrie.

En résumé haut les coeurs !

Alain Gazo
Directeur de la rédaction

UpCoop : 60 ans et encore beaucoup de projets

UpCoop fêtait le 19 septembre dernier ses 60 ans au CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) au Palais d’Iéna. Ce lieu était très approprié pour cette organisation de l’économie sociale et solidaire, fondée en 1964 par différents partenaires sociaux dont trois syndicats : la CGT, FO et la CFDT. Lesquels comptent toujours des représentants au sein de cette Scop qui, avec ses filiales à l’étranger, emploie 3 000 salariés.

Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, et actuellement directeur de l’Institut Mutualiste, insista, lors de son intervention en direct devant une assistance d’environ 200 personnes dans l’hémicycle, sur la nécessité pour tous de lutter contre les inégalités et le réchauffement climatique. Pour tous, y compris les entreprises, souligna-t-il, « car elles font partie de la société civile ».

Auparavant, Jacques Landriot, président de la Scop pendant 25 ans, et désormais vice-président du CESE, amphitryon de l’événement, rappela le rôle de cette assemblée, source de réflexions dans le domaine social et environnemental et qui a accueilli récemment la Convention citoyenne sur la fin de vie. La composition de cette assemblée, où siègent des représentants du patronat, des syndicats et des entreprises de l’économie sociale et solidaire, correspond en tous points à l’état d’esprit de UpCoop. Jacques Landriot se félicita de son développement dans 25 pays du monde, tout spécialement en Europe.

80 % de l’activité proviendrait aujourd’hui de la partie hors France. Le groupe compte 3 300 collaborateurs. Youssef Achour, l’actuel président, arrivé aux manettes en 2019, se félicita du déroulement de l’événement marquant les 60 ans de Up- Coop dans « un lieu symbolique de la démocratie », alors que la société coopérative et participative qu’il dirige « participe à la lutte pour une société plus responsable et plus durable », avec la volonté de « diffuser les principes de l’économie sociale et solidaire ». Cette « aventure humaine a été construite avec vous tous », souligna-t-il, s’adressant aux partenaires sociaux et aux salariés actionnaires de la Scop. Sur le plan concret, il mit en avant le soutien par son organisation du pouvoir d’achat des salariés et des populations précaires, citant l’exemple des bénéficiaires du RSA.

Voyages d’affaires, tourisme et incentive en hausse

Après une année 2023 exceptionnelle en matière de tourisme, 2024 est marquée par une relative stabilité globale, tandis que le voyage d’affaires et l’incentive reviennent à des niveaux d’avant-covid. Naturellement, avec des évolutions.
Le salon IFTM, dont nous sommes partenaires, et qui s’est déroulé du 17 au 19 septembre derniers Porte de Versailles à Paris, a permis aux acteurs du tourisme, du voyage et du déplacement professionnel de faire le point au travers d’échanges sur les stands, en assistant aussi à des conférences.

La sécurité des voyageurs et la RSE au centre des préoccupations

Le voyage d’affaires, qui avait repris plus lentement, tendait à revenir au niveau de 2019. L’année 2024 a cependant été contrastée, car le phénomène des JO a fortement impacté les déplacements professionnels de juin à début septembre, avant désormais un rebond qui s’annonce fort, selon les interlocuteurs que nous avons rencontrés, comme Patricia Morosini, directrice de Selectour Affaires. « Nous assistons à un rattrapage », note-t-elle, de même que par exemple Philippe Maria, directeur du marché entreprises SNCF Voyageurs. Que demandent les entreprises dans ce contexte ? Selon le consensus des spécialistes rencontrés, ce sont une performance achat dans un contexte toujours inflationniste, surtout du côté des hôtels, une performance RSE également et la sécurité des voyageurs. Cette préoccupation pour la sécurité des collaborateurs en déplacement, Patricia Morosini l’observe. « Les responsables veulent savoir où sont les collaborateurs en cas de danger, ou tout simplement par tranquillité d’esprit », relève-t-elle en substance. Et pour cela, il est indispensable de pouvoir les contacter s’il y a urgence.

« Selectour Affaires dispose d’une cellule H24 pour gérer les situations d’urgence ou par exemple pour que le voyageur puisse changer à tout moment son billet sans avance de frais », souligne Patricia Morosini.

C’est pourquoi il est nécessaire que les réservations s’effectuent de manière centralisée et dans un outil accessible aux collaborateurs des agences de Selectour Affaires. L’ennui, c’est que cette centralisation nécessaire est battue partiellement en brèche par l’impossibilité récurrente d’agréger tous les contenus, par exemple ceux relatifs à des nouveaux opérateurs. Ce fut le cas avec Ouigo, ou naguère avec les compagnies low cost.

Afin d’éviter que les voyageurs ne réservent directement, une plate-forme de réservation de Selectour Affaires, regroupant l’ensemble des contenus disponibles est en cours d’implémentation. Récemment, British Airways, Air France et Lufthansa y sont entrés, avec les tarifs NDC et évidemment tels que négociés. La cellule H24 a été mise en place alors que les frais de transaction ont été réduits à 1,5 % en moyenne et que le off-line peut être effectivement très utile. Cependant, désormais le on-line représente environ 70 % du volume des transactions, remarque la directrice de Selectour Affaires.

« Le off-line est indispensable, note aussi Grégory Baumann, directeur général de Havas Voyages, même si cela ne représente parfois que 5 % des actions, cela fait la différence avec de nouveaux acteurs purement digitaux ». Des acteurs « pure player », particulièrement nombreux sur l’espace affaires du salon.

Remise de médailles à deux athlètes paralympiques

Moment d'émotion au Sénat : deux athlètes paralympiques furent honorés d'une médaille décernée par la Chambre Haute.

La première fut remise par Christine Allard, présidente de la COCEF, à l'espagnole Elena Congost, qui a participé à plusieurs Jeux Paralympiques, dont ceux de Paris, et a gagné la médaille d'or en marathon à Rio en 2016.

Le deuxième fut remise par Emilienne Pournirol, présidente du groupe d'amitiés franco-espagnol du Sénat au français Benjamin Daviet, qui a gagné plusieurs médailles, dont l'or en biathlon à Pékin en 2022.

L'ambassadeur d'Espagne, Victorio Redondo Baldrich, salua les performances des lauréats ainsi que l'excellente tenue des JO à Paris. Il se félicita que les Jeux Paralympiques et Paralympiques aient été traités d'une manière égale. A la suite, il remit un diplôme commémoratif à chacun des athlètes.

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